mardi 20 octobre 2020
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Grève à la santé et à l’éducation : Le mouvement « trop c’est trop » dans la rue

Depuis le 27 mars dernier, un groupe de jeunes regroupés au sein du mouvement  «Trop c’est trop» multiplie les actions pour amener le Gouvernement à rétablir le dialogue avec les agents de la santé et de l’éducation. Aujourd’hui, le mouvement s’amplifie avec l’arrivée de nouveaux groupes de pression.

Cela fait 27 jours que les agents de la santé sont en grève illimitée.  Durant ce toute cette période, les populations qui ont recours aux différents centres de santé et ceux qui y étaient déjà  ont vécu et continuent à vivre  le calvaire. Le service minimum n’était que de nom.  Le bras de fer entre le Gouvernement et les agents du secteur ne faisait que se durcir.  Face à cette situation,  le mouvement « Trop c’est trop », qui regroupe des jeunes de toutes catégories sociales, a décidé d’agir. Depuis le 27 mars dernier, date du début de la Conférence d’entente nationale, ils initient des actions à partir de la Bourse du Travail.  De 10 au départ, le mouvement, au fil des jours, a pris de l’ampleur. Ils sont aujourd’hui plus d’une cinquantaine à manifester chaque jour à travers des sit-in à la Bourse du Travail. Les altercations avec les forces de l’ordre n’a en rien entamé leur détermination à manifester pour que le Gouvernement « bouge ».  Selon Malick Konaté, Chargé à la Communication du mouvement, s’ils n’ont pas encore eu gain de cause, ils se félicitent toutefois de savoir que le Gouvernement a repris les négociations avec les secteurs de la santé et de l’éducation.  « Le Premier Ministre, Modibo Kéïta, a rencontré, le lundi dernier, l’UNTM pour entamer les négociations», dit-il. Pour ceux qui accusent le mouvement de manifester en toute illégalité, Malick Konaté répond : «Pour faire une manifestation au Mali, on n’a pas besoin d’une autorisation. On a juste besoin d’informer l’autorité compétente pour qu’elle prenne les dispositions nécessaires pour sécuriser la manifestation ».  Il affirme que le Gouvernorat a donné un avis défavorable à leur lettre de notification, mais il affirme qu’ils n’ont pas besoin d’un avis mais que le Gouverneur prenne seulement des dispositions.  Le mouvement a apporté son soutien à un autre qui était allé rendre visite aux malades et à leurs parents à l’hôpital du Gabriel Touré. Sur place, ils avaient bénéficié de l’accompagnement de Rash Bath.

La dynamique du mouvement commence à se répandre à d’autres organisations de la jeunesse. Hier, mardi, a été qualifié de « Mardi rouge » par des jeunes vêtus tout de rouge qui ont lancé un cris de cœur pour que le Gouvernement et les grévistes trouvent un terrain d’entente pour le bien-être des Maliens.

Mohamed Dagnoko : LE COMBAT

Rédaction

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