mardi 18 mai 2021
Accueil | Education | Fusillade à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Bamako : AEEM mise en cause

Fusillade à la Faculté des Lettres et Sciences humaines de Bamako : AEEM mise en cause

Dans l’après midi du lundi 28 novembre 2016, il y a  échange des coups de feu entre les étudiants sur la colline du savoir de Bamako. Une série de fusillades ayant fait plusieurs blessés. Et, aux dernières nouvelles, c’est le comité de l’AEEM de la Faculté des Sciences juridiques et politiques et celui de la Faculté du Droit public qui y sont mis en cause. L’argent facile serait à l’origine de cette grave dérive estudiantine.

 

L’école malienne sombre du jour en jour, la mauvaise qualité du système ne suffit plus pour expliquer la descente aux enfers de notre école. Fusillades, machettes, lance pierre, gourdins, …., désormais toutes les méthodes armées et mortelles font partie du décor de l’espace universitaire malien.

Conséquences, attaques à main armée par ci, combats aux machettes par là ; bref, le monde estudiantin malien s’est érigé en un véritable milieu de gangsters.

En effet, le 28 novembre dernier, dans la cour de l’ex FLASH, désormais Université des Lettres et Sciences Humaines de Bamako, a vécu un après midi atroce.

Ainsi, dans cette faculté, une affaire des sous conflit d’intérêt entre le comité d’AEEM de l’Université des Lettres des Sciences Humaines et celui de la Faculté des Sciences juridiques et politiques qui s’est terminée en fusillades. Le bilan  s’est soldé par plusieurs cas de blessés dont trois grièvement. Parmi les pauvres victimes, une  ménagère  atteinte d’une balle perdue au niveau de son sein droit et elle se trouve actuellement dans un état critique à l’hôpital Gabriel Touré.

Cette fusillade a été occasionnée par un conflit entre camps  de l’AEEM de l’université des lettres de science humaine et celui de la faculté qui se battaient pour avoir leur part dans le marché «des rangs d’inscriptions» à l’université des Lettres et Sciences Humaines.

Pour l’année universitaire 2016-2017, ces rangs  sont ci précieux pour avoir une bonne place,  que l’Etudiant doit débourser entre 2500 et 5000 francs CFA.

L’idée de ce business venait du comité de l’AEEM de l’Université des Lettres et sciences Humaines par ce que c’est là que l’affluence est énorme  au moment que les deux autres facultés fixent un quota à eux.

Finalement, ce comité de l’AEEM se sentait écarté de leurs propres affaires. Donc, selon une source proche de l’AEEM, c’est de là que sont nées des sentiments de frustrations et de faiblesse ayant  occasionné une série de batailles rangées  entre les deux facultés avec beaucoup blessés. Affaire à suivre !

Korotoumou Diamoutené, Stagiaire : LE COMBAT

COULIBALY

Voir aussi

Manque de confiance entre populations et politiques: Quelles en sont les raisons ?

L’incrédibilité des politiques maliens telle semble être la réalité. Pourquoi ? Cette dégradation des mœurs …

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :
Aller à la barre d’outils