mercredi 27 octobre 2021
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Fête du travail 2018 : Un cahier de doléances sur la table du Gouvernement

Le traditionnel défilé des milliers de travailleurs issus des corporations professionnelles sur le bitume du Boulevard de l’Indépendance de Bamako marquant la commémoration du 1er mai 2018, journée des travailleurs dont les sections syndicales sont affiliées au niveau de l’UNTM, a eu lieu. C’était sous coprésidence de la Ministre du Travail, Mme Diarra Raky Talla, et du Ministre de l’Emploi et de la Formation Professionnelle, Maouloud Ben Kattra, en présence du Secrétaire Général de l’UNTM, Yacouba Katilé. À l’occasion de cette journée mondiale des travailleurs, un cahier de doléances sera déposé sur la table du Gouvernement dès demain, aujourd’hui, mercredi 2 mai. 

«Aujourd’hui, travailler et vivre de son salaire comme dans les années 60-70 est tout simplement une gageure», affirme Katilé.

Sommes-nous réellement en fête de 1ermai ? 

Nous le pensons réellement. Car,  les banderoles et pancartes revendicatives sont nombreuses lors du présent défilé. Ce, avec des slogans relatifs au plaisir de vivre, de travailler, de contribuer au développement national. L’UNTM, consciente  de l’élargissement du fossé séparant les travailleurs maliens de ceux de la Sous-région déposera dès aujourd’hui, mercredi 2 mai,  un cahier de doléances qui ne rejette pas le processus de négociations, le dialogue enclenché, mais qui ne peut souffrir d’interminables réunions de discussions, alors que la faim, la soif, les maladies, l’inconfort matériel et psychologique font ravages dans les masses laborieuses. «Nos niveaux de réalisations et de performances budgétaires sont tels que notre requête, pondérée qu’elle est, vise à passer tout simplement le cap actuel. L’UNTM est en pleine période de renouvellement des organes et des instances de base, locales et régionales. Il nous arrive que des fictions, çà et là, opposent des camarades  partis ou partants à la retraite à ceux qui sont plus jeunes. Le syndicalisme n’est pas une nouvelle carrière, même si certaines centrales sont aux mains des gens à la retraite depuis 15-20 ans. C’est oublier que, dès les origines, le syndicalisme est la réponse des travailleurs aux conditions opiniâtres qu’imposent le patronat et les États. Mais le désir de servir toujours le pays a conduit les autres à la création de l’Amicale des anciens Responsables syndicaux du Mali », a-t-il déclaré. Et il ajouta que bien que «nous sommes aujourd’hui dans un pays des contraintes remarquables», ce ne serait ni la paix ni la guerre obligeant tout le monde à des insouciances ou à des efforts de guerre réducteurs des trains de vie qui peuvent amener les travailleurs à renoncer ni à leurs devoirs ni à leurs droits. C’est dans cette situation que les élections sont programmées. En espérant que les conditions minimales de leur tenue dans la transparence, la crédibilité, consensuellement reconnues, la  puissante centrale syndicale, l’UNTM, maintient sa mission de protéger les droits des travailleurs. Par ailleurs, elle invite le Gouvernement à œuvrer au niveau de l’Union Africaine afin que chaque pays intègre dans sa législation des mesures de sauvegarde, de protection de la dignité humaine des travailleurs. De la même manière, il a plaidé la cause de nos migrants à travers le monde et singulièrement en Occident, où ils sont confrontés au phénomène de mondialisation, de racisme, de discrimination au plan salarial.

Mohamed BELLEM : LE COMBAT

Rédaction

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