lundi 25 janvier 2021
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Élections apaisées en Afrique de l’Ouest : et si la CEDEAO, l’UA et l’ONU mettaient plutôt en garde contre les violations récurrentes des textes ?

Les élections programmées au quatrième trimestre en Afrique de l’Ouest « constituent une opportunité majeure pour consolider la paix et la démocratie à travers le respect des libertés fondamentales et des lois garanties par la Constitution de ces pays », ont estimé lundi l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et les Nations Unies.

Parfois couplées à des législatives, des élections présidentielles sont prévues en Guinée (18 octobre), en Côte d’Ivoire (31 octobre), au Burkina Faso (22 novembre), au Ghana (7 décembre) et au Niger (27 décembre), rappellent ces trois organisations qui disent suivre « avec une grande attention » les développements liés aux processus électoraux en cours.

Cependant, il est à noter que dans certains de ces pays, notamment en Guinée et en Côte d’Ivoire, sont sous haute tension alors que la CEDEAO, l’UA et l’ONU ont cette possibilité en tant que garant de la paix de prévenir ces situations par une exigence dans le respect des textes en amont. Car dans ces pays, les dirigeants ont ou tentent de violer subtilement les textes dans l’indifférence totale. Ce qui crée et entretiennent les climats de tension dans l’espace CEDEAO particulièrement.

Dans un appel conjoint, la CEDEAO, l’UA et l’ONU félicitent ces cinq pays pour les efforts fournis jusqu’ici pour la tenue d’élections dans les délais prescrits par leurs Constitutions respectives et exhortent tous les acteurs à prendre les mesures nécessaires pour assurer la tenue d’élections pacifiques, crédibles, transparentes, et inclusives, garantes de progrès démocratique et de stabilité régionale.

« Elles les exhortent à privilégier le dialogue et explorer de façon consensuelle, les voies et moyens pour résoudre les questions en suspens », lit-on dans la déclaration, qui invite la classe politique à respecter et à protéger les libertés d’expression et de rassemblement.

Enfin, la CEDEAO, l’UA et l’ONU condamnent la recrudescence des rhétoriques violentes et les discours appelant à la haine et expriment leur solidarité aux peuples face aux défis liés au processus électoral.

Après maints échecs, face à la volonté de certains dirigeants, il est plus judicieux que ces institutions mettent des mécanismes dissuasifs pour décourager ces dirigeants qui tentent de manipuler les textes de leur pays contre la volonté des populations au lieu de continuer de servir des discours loin de changer la détermination obstinée de ces dirigeants.

Bourama Kéïta

Malick Diancoumba

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