samedi 31 octobre 2020
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Élection 2022 : la quête des électeurs

Le renversement du régime d’Ibrahim Boubacar Kéïta a mis les compteurs des partis politiques à zéro.  Ainsi, il ouvre la voie à de nouvelles élections qui cette fois-ci, n’est pas seulement présidentielle, mais elle est aussi législative. Les prochains candidats aux élections auront de lourdes tâches à conquérir des électeurs surtout, après les échauffourées suite aux législatives de mars derniers qui font partie des causes de cette crise sociopolitique que nous vivons actuellement.  

 

Pendant une année et six mois, les leaders des partis politiques vont devoir se bouger les fesses encore une fois, après une élection législative durement critiquée, conduisant à un renversement de régime, afin d’aller à la rencontre des électeurs. Pour le moment, certains entre eux sont occupés par les affaires de la transition, cela du fait que beaucoup de ces leaders politiques ont pris part au mouvement qui a conduit au renversement du pouvoir d’IBK.Donc c’est logique qu’il cherche leurs parts du gâteau. Par contre,  Moussa Mara de Yéléma et tant d’autres, ne sont pas préoccupés par les postes présentement, puisque pour eux, ce n’est qu’une transition passagère et un politicien doit viser loin. Ils  multiplient les rencontres avec  diverses composantes du pays, si ce n’est pas pour des cérémonies de dons, c’est  des colloques  de sensibilisation des jeunes sur les enjeux majeurs de la démocratie au Mali et sur la gestion des ressources humaines. En tout cas, tout ce qui pourrait les rapprocher de la population. L’idée est de ne pas s’éloigner de l’objectif, les élections (législative et présidentielle).

Des électeurs méfiants des politiques ?

Pendant de longues années, les politiques ont berné les électeurs  avec des paroles politiques  et de fausses promesses, jusqu’à donner une autre image différente de ce que les électeurs connaissent d’eux. Maintenant qu’ils (électeurs) ont pris conscience de l’importance de leurs voix dans les urnes, ils ne vont plus se laisser amadouer par aucun homme politique. L’illustration de cette détermination des électeurs à ne pas se laisser faire fut le cas des évènements de mars dernier. Où à Sikasso, des jeunes ont saboté des meetings de certains hommes politiques, et la marche pacifique qui s’est soldée par des blessés et morts.  En tout cas, les prémices d’une élection très électrique attendent, les futurs prétendants à la magistrature suprême et au perchoir. Cependant, il existe des possibilités aux hommes politiques d’avoir des électeurs. S’ils adaptent  leurs programmes aux réalités des électeurs en réalisant au minimum de près leurs promesses de campagne, et en laissant  derrière eux les stratégies d’ancienne méthode de politique qui ne reflète plus les réalités de nos jours. En tout cas, ils seront quoi faire au moment venu, vu que nous ne sommes pas encore arrivés à ce stade. Selon un adage bambara « wuli kouma kafisa ni sétèni » c’est-à-dire « mieux vaut se prépare qu’attendre le jour J »

À suivre

Lansine Coulibaly

Malick Diancoumba

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