vendredi 7 mai 2021
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Éducation et insécurité : Le syndicat du 15 octobre demande aux autorités et aux enseignants de faire leur part  

Un mois après la prise, plusieurs écoles peinent à ouvrir leur porte. La raison, l’insécurité grandissante avec des enlèvements du personnel. Plusieurs enseignants n’ont pas jusqu’à présent répondu à l’appel malgré les interpellations et sensibilisations.  

 

Selon un dossier réalisé par nos confrères de Studiotamani, de nombreuses écoles restent encore fermées et des enseignants absents de leurs établissements scolaires à travers le pays, à cause de la crise sécuritaire. Malgré l’appel du directeur national de l’enseignement fondamental demandant à tous les enseignants ayant abandonné leur poste de reprendre le travail au risque d’être punis conformément à la loi en vigueur.   

À cet appel, le syndicat des enseignants avait riposté de son côté, exigeant la meilleure sécurisation des écoles avant un éventuel retour. Cette situation n’est pas le même dans certaines parties du pays. Car, à Gao, le directeur de l’académie rassure de la présence de plusieurs de ses enseignants. Sadou Abdou, responsable de l’académie de la région de Gao demande à ses camarades enseignants absents de vite reprendre leurs postes.   

“Il faut qu’ils reviennent, car un jour viendra où la loi va s’appliquer. Donc, je pense que nos collègues enseignants qui sont au niveau du sud qu’ils comprennent et qu’ils reviennent avant qu’il ne soit trop tard’ ’,ajoute-t-il.  

Par contre, dans la région de Mopti, plus d’une dizaine d’enseignants concernés ont regagné leurs postes, rassure le Directeur de l’académie de Mopti Daouda Doumbia. Mais ceci n’a été possible que grâce aux dispositions prises par les Directeurs des Centres d’animation pédagogique en relation avec les maires, au niveau de l’enseignement secondaire pour faire des avis de communiqué et des appels téléphoniques, ajoute-t-il.   

À préciser que le syndicat des enseignants signataires du 15 octobre régulièrement à la base des grèves pour l’amélioration des conditions de travail a cette fois été plus clair. Il a appelé ses militants à ne pas faire de cette crise sécuritaire un alibi pour manquer à leurs devoirs. Cependant, Amadou Coulibaly, secrétaire général du syndicat national de l’éducation de base (Syneb) et membre des syndicats signataires du 15 octobre 2016, déclare “qu’il n’acceptera jamais que l’État les envoie dans les zones d’insécurité ou dans les zones où il n’y a pas du tout l’autorité. Mais quelque part aussi, nous n’accepterons jamais qu’un enseignant profite de cette question d’insécurité pour prendre l’argent de l’État et le manger gratuitement’’ a-t-il conclu.  

Depuis 2012, année du déclenchement de la crise sécuritaire, plusieurs écoles sont restées fermées particulièrement dans les régions du Centre, du Nord, et une partie de Koulikoro et Sikasso. Malgré les efforts, la peur de se faire enlever par des terroristes continue d’affecter l’école malienne dans les zones où l’administration est presque inexistante.   

Bourama Kéïta   

 

Djibril Coulibaly

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