mardi 26 octobre 2021
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Disparition de plus de 180 milliards FCFA : Le BIPREM porte plainte contre le PM Soumeylou Boubèye Maïga et…

Le Bloc d’Intervention Populaire et Pacifique pour la Réunification entière du Mali (BIPREM) a porté plainte, le vendredi dernier, devant le Procureur de la République contre certains hauts cadres du régime d’IBK dont l’actuel PM Soumeylou Boubèye Maïga pour disparition et dilapidation des fonds publics.

Corruption à ciel ouvert, insécurité alarmante, crise alimentaire et pénurie d’eau, grèves incessantes des travailleurs ; en un mot, les Maliens sont aujourd’hui meurtris dans leurs chairs et dans leurs âmes par la mauvaise gouvernance du régime d’IBK sur fond de scandales économiques. Pour rappel, l’une des raisons principales de l’élection d’IBK avec 77,61% lors des scrutins de 2013 demeure son engagement sur la lutte contre la corruption après celle de la crise du Nord ; d’où son fameux propos « Une fois élu…Corruption : tolérance zéro ; Nul ne sera au-dessus de la loi ». C’est bien à cause de ces mots de campagnes que les Maliens l’ont appelé majoritairement à la rescousse de ce pays. Mais, hélas ! Depuis l’accession du « Kan kelen Tigui » à la magistrature suprême du pays, un « nouveau IBK » semble renaitre en lui .Tout est dans l’impasse, et tout reste impuni malgré les multiples Rapports du Bureau du Vérificateur Général (BVG).C’est pourquoi les Maliens se demandent sur l’état de fermeté de l’Homme dont ils ont aimé et qualifié de prométhéen après son passage historique à la diaspora comme ambassadeur, à la primature comme PM et à l’hémicycle comme Président. Que lui est-il arrivé alors ? Etonnant ! Sa gestion délabrée du pays orchestrée par les passe-droits récurrents l’a enfoncé au mur. En substance, le Bloc d’Intervention Populaire pour la réunification entière du Mali (BIPREM) vient de déposer une plainte à l’encontre de certains hauts cadres pour infractions pénales auprès du Procureur de la République. Cette plainte vise l’ancien Ministre de la Défense et des Anciens Combattants, l’actuel PM Soumeylou Boubèye Maïga ; ancien Délégué auprès du Ministre de l’Economie et des Finances, Chargé de la Promotion des Investissements et de l’Initiative privée , l’actuel Secrétaire Général de la Présidence Moustapha Ben Barka. Elle vise également Mme Bouarè Fily Sissoko, ancienne Ministre de l’Economie et des Finances, l’actuelle commissaire à l’UEMOA ; Mamadou Camara, Ministre de l’Economie Numérique de l’Information et de la Communication et Sidi Mohamed Kagnassy, Conseiller à la Présidence de la République. Ces susdites personnes devront répondre à des faits qui se rapportent à la «Disparition de 153 milliards FCFA, selon le Rapport 2013-2014 du Bureau du Vérificateur Général. La dilapidation de plus de 28 milliards FCFA, selon le Rapport du Bureau du vérificateur Général, dans l’achat de l’aéronef et des équipements militaires».

Que, donc, ressort de cette plainte ?

Si ces motifs s’avèrent plausibles par la Justice, le Malien lambda n’aura plus que ses deux yeux pour pleurer. Ce serait du désespoir total ! Car, d’une manière ou d’une autre, ils exposeront sur la place publique la haute trahison de nos Gouvernants qui ont partagé ce Mali en « Gâteau d’anniversaire » entre eux .Tout fait qui attesterait aussi les propos blessants du Président de la République lui-même lors de sa rencontre avec la Convention de la Majorité Présidentielle(CMP) qui affirmaient qu’ils avaient transformé ce pays en un bon plat dont chacun d’eux avait à manger « à satiété » sans penser à la vaisselle.

L’Office central de lutte contre l’enrichissement illicite a-t-il failli à sa mission ?

C’est le moins qu’on puisse dire depuis son adoption vu son immobilisme et son inaction quant à la poursuite judiciaire contre les détourneurs des fonds publics. N’est-il qu’une lunette d’argile aux yeux du Malien ? En tout cas, ce centre indépendant et initialement créé pour l’éradication de la corruption sous toutes ses formes n’a pu montrer aucun bilan reluisant aux Maliens. Ce, malgré les nombreux cas de détournement signalés par le BVG.

Pour rappel, le dernier Rapport 2017 du Bureau du Vérificateur Général avait aussi fait état de corruption et de clientélisme dans la gestion des affaires publiques .Ledit Rapport annonce que 141 logements ont été frauduleusement attribués à des individus qui n’en ont pas droit ; 50 distribués comme des bonbons sans demande.

Aussi, il a dévoilé également que le marché de la construction de 500 logements a été attribué à des inéligibles avant d’ajouter que ces mauvaises pratiques ont coûté à l’Etat plus de 2,5 milliards FCFA. Mais, depuis le 10 mars 2017, les douze membres de l’Office ont été nommés par le Conseil des Ministres extraordinaires avec à leur tête Moumini Guindo, Magistrat. C’est pour préserver le Bien public en luttant contre les agents véreux et assoiffés qui font saigner le Trésor public pour des fins personnelles.

Mais, attendons de voir quelle suite sera réservée à cette plainte du BIPREM…

Seydou Konaté : LE COMBAT

Rédaction

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