dimanche 15 décembre 2019
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DIALOGUE NATIONAL INCLUSIF: Ce que la société civile a proposé pour le succès des assises

 

 

Pour mieux préparer sa contribution à la réussite du futur dialogue nationale inclusif, les acteurs de la société civile se sont retrouvés dans un atelier national de réflexion les 07 et 08 septembre 2019, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Y ont prit part, 600 personnes venues de tous les cercles du Mali, des 6 communes du District de Bamako, de la diaspora ainsi que des faîtières et des associations de la société civile. Plusieurs recommandations y ont été naturellement formulées dont l’une déjà prise en charge à l’occasion de la validation des termes de références (TDR). Il s’agit du chois d’un «dialogue national» à la place de «dialogue politique» inclusif.

 

Amener la société civile à contribuer à la réussite du dialogue inclusif ! Tel était l’objectif principal visé par l’atelier national de réflexion sur la contribution de la Société civile tenu les 07 et 08 septembre 2019, au Centre International de Conférence de Bamako (CICB). Les échanges dans les différents groupes de travail ont abouti aux conclusions et recommandations, dont l’une a été déjà prise en compte par le gouvernement à l’occasion de l’atelier de validation des Termes de références (TDR) des prochaines assises.

En effet, sur la dénomination du «dialogue politique inclusif», les participants avaient proposé «Dialogue National inclusif» ou «Dialogue politique et social inclusif». Et le Premier ministre Dr Boubou Cissé a tranché  en faveur de «dialogue national» le samedi 14 septembre 2019 lors de l’ouverture de l’atelier de validation des TDR.

Par rapport à la durée des futures assises nationales, les participants ont non seulement suggéré une durée raisonnable, mais aussi qu’elles aient lieu après l’hivernage en vue «d’une meilleure participation de toutes les Maliennes et de tous les Maliens». Tout comme ils ont souhaité que les participants au dialogue soient désignés par chaque entité socioéconomique et non exclusivement par les autorités administrative et politique.

Pour ce qui est du format du  désormais «dialogue national inclusif», la société civile malienne propose qu’il se tienne à l’intérieur du Mali dans les hameaux, les villages, les cercles et les régions ainsi qu’au sein de la diaspora en tenant compte «du genre et des personnes vivant avec des handicapes».

 

Rejet d’une révision constitution liée à la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation nationale

Pour ce qui est de la pertinence des réformes, elle a souhaité «une réforme constitutionnelle» qui n’ait pas de lien avec la mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger. Sur les conclusions du dialogue national inclusif, les participants à l’atelier de réflexion de la société civile ont proposé que «les résolutions issues du dialogue soient revêtues d’une force juridique contraignante et déclinées en une feuille de route pour la reconstruction du pays».

Dans les résolutions adoptées à la fin de l’atelier, ils ont manifesté leur «attachement à la mise en œuvre des réformes pertinentes nécessaires pour la consolidation de l’Etat de droit, de la justice et de la démocratie». Les participants se sont aussi engagés à «soutenir toutes les actions qui contribuent à apaiser le climat social et qui sécurisent les droits des travailleurs».

N’empêche que la société civile promet de veiller scrupuleusement au respect   des «différentes conclusions et recommandations» issues de l’atelier de réflexion sur sa contribution au dialogue national inclusif.

«La Société civile et la Diaspora, en étant conscientes de la pertinence des réclamations et revendications des organisations syndicales par rapport au paiement de certains droits, rappellent opportunément la primauté des devoirs», peut-on aussi lire dans la synthèse des travaux.

Ainsi, les organisations de la société civile malienne «invitent toutes les maliennes et tous les Maliens au travail bienfait à tous les niveaux pour le mieux-être de toutes les populations de notre cher Mali, car les droits doivent rimer avec les devoirs».

Ne pas prendre conscience de cela, c’est maintenir le pays sur la voie du chaos !

Moussa Bolly LE MATIN 

Djibril Coulibaly

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