vendredi 3 décembre 2021
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Dans la perspective du remaniement ministériel attendu : Les domiciles des féticheurs et marabouts de Bamako et environnants pris d’assaut

Des sources biens introduites informent de l’immanence d’un remaniement ministériel au Mali. Connaissant le caractère imprévisible du locataire de Koulouba, aucun Ministre n’est sûr de sa reconduction à son poste. Cette peur au ventre fait que bon nombre de nos actuels membres du gouvernement et même tous ceux qui se sentent ministrables sous IBK, Directeurs de services nationaux, Chefs de cabinet et/ou Directeurs Généraux des Ministères,   sont de plus en plus rares à leurs postes. Chacun fait recours à ces trucs et astuces pour demeurer sur la liste de l’équipe du prochain gouvernement ; pour y entrer ou se maintenir à la tête de son service.

C’est devenu une coutume au Mali. A la veille de chaque remaniement ministériel, le temps semble s’arrêter au sein de nos différents Ministères et Directions nationales. Le goût du pouvoir du malien ne semble plus avoir d’égal. Chacun veut préserver à tout prix son poste. Si le travail bien fait pouvait maintenir un Responsable à sa place, les partants se reconnaitraient d’avance. Mais, malheureusement, ce n’est pas le cas chez nous. Le maintien ou non au sein d’un gouvernement ou à la tête d’une Direction juteuse dépend plus de ses accointances avec le prince du jour, de ses bras longs et, souvent, de la puissance magique des forces occultes. Bref, à chacun de recourir à un tel marabout ou un tel autre féticheur.

Et puisqu’il est annoncé un remaniement ministériel dans le plus bref des délais, et sachant le caractère imprévisible du locataire du Koulouba qui peut vous débarquer après avoir dîné avec vous la veille, c’est le branle-bas de combat. Les Ministres et les membres de leurs cabinets passent le clair de leurs temps en dehors des Bureaux et services. Comme à la veille des élections, ce sont les «voyants» et les marabouts et autres «Soma» de Bamako et de l’intérieur du pays qui ont actuellement pignon sur rue. Le maintien à leurs postes pour beaucoup passe par cette étape. Ces faiseurs de miracles en tout genre ne chôment pas ces temps-ci.

Une sollicitation qui fait qu’ils détiennent un réel pouvoir notamment sur ceux-là qui aspirent garder leurs fauteuils, et leurs Hommes pour qui le départ du « Boss » est synonyme de leur propre départ. Leurs stratégies: ils prétendent pouvoir défier les évènements à venir. Voire exaucer les vœux de leurs «clients».

La croyance en la voyance et aux autres fétiches

OUPS ! Parlons en tout bas, ici la raison est en veille. Toute chose qui témoigne de la méforme de la foi. Et pour avoir ce qu’on veut, aucun sacrifice n’est de trop (sacrifice de tous genres et toutes sortes), sur recommandation de ces nouvelles «Stars». Les rues de Bamako sont jonchées des ces sacrifices.

Certes, au «Ba Maliba», c’est vrai nous croyons fermement en Allah Soub ha nahou Wa Ta-alla ; mais, pour les affaires terrestres, on préfère se débrouiller ou s’arranger avec les «Voyants». Selon qu’ils prédisent le bon ou le mauvais temps, le moment opportun ou pas, les «voyants» sont devenus déterminants dans la prise de décisions. Léopold Sedar Senghor disait que «L’émotion est nègre, la raison Hélène». La croyance en la voyance et aux autres fétiches est bien malienne.

Mohamed Dagnoko : LE COMBAT

COULIBALY

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