mardi 29 septembre 2020
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CRISE SOCIOPOLITIQUE : Djoko Ni Maya Blon se démarque

« Toutes ces deux tendances peuvent être considérées comme étant des enfants de la famille d’Attacher Maiga, père de la femme du président ». Abdoulaye Niang

L’Economiste impressionne par son aisance à répondre à toutes les questions, même les plus surprenantes. Cependant, il est conscient de l’espoir placé en lui par les maliens réunis au sein de l’Association Djoko Ni Maya Blon et tous ses admirateurs. Depuis quelques temps, ce cadre émérite de l’administration malienne tient le gouvernail de l’Association Djiogo ni maya Blon amorce un tournant décisif en se démarquant de l’agitation en cours depuis quelques temps dans notre pays. Le bihebdomadaire InfoSept a eu un entretien avec le Professeur Abdoulaye Niang sur la situation du pays.
D’entrée de jeu de notre entretien, il précise : « Nous ne sommes pas acteurs de la scène politique, mais nous veuillons sur la scène politique. Cette crise est une crise sociale d’un côté les religieux de tendance Imam Dicko qui supporte une organisation politique et l’autre côté, la tendance Madani Chérif Haidara qui supporte une autre tendance de partis politiques. Toutes ces deux tendances peuvent être considérées comme étant des enfants de la famille d’Attaher Maiga, père de la femme du président. Cette crise est beaucoup plus sociale, morale et religieuse. Il n’y a aucune différence particulière pour le citoyen que nous sommes de Djoko Ni Maya Blon entre le leadership politique visible sur le podium de M5 et Ibrahim Boubacar Keita. Ils sont de même père et de même mère. Dans cette bataille d’enfants d’Attaher Maiga, s’il arrivait qu’un d’entre eux prenne le dessus, nous viendrons, après qu’ils nous ont nettoyé le terrain en éliminant au moins une partie de la famille, nous on viendra les chercher pour les éliminer. Ils en ont pour un temps de victoire. La bataille des enfants de la maison ne sera pas gagné par une des parties, mais stratégiquement ça va, ils n’ont qu’à s’affaiblir. C’est pourquoi, IBK les a traité, dimanche dernier, comme ses petits frères : attentez d’abord que je joue !
Le problème est qu’IBK veut transférer le pouvoir à Karim.
Le M5 ne nous a pas amené une vision, ne nous a pas amené une stratégie, ne nous a pas amené un modèle, qui permet d’optimiser la réponse à notre demande. Ils ne méritent pas notre confiance par ce que jusqu’à présent tous les débats qui ont été menés de l’intérieur comme de l’extérieur, les médias n’ont pas posé la bonne question : quelle stratégie vous avez pour faire partir IBK ; pour répondre à notre demande à nous, citoyens (dignité retrouvée, croissance économique relancée, la rémunération revalorisée et la sécurité entre autres) ; quelle est la vision que vous avez du Mali en tenant compte que nous sommes dans un monde globalisé ; quel est ce modèle-là, car nous citoyens nous n’avons pas une demande statique.
Ils n’ont de réponse, ils sont d’accord pour une seule chose « Koro ka bow dogo ka na, an ga soro to dans la maison d’Attaher Maiga ».
Ils veulent continuer à manger, il n’y a pas beaucoup de place pour rentrer dedans. On ne va pas les laisser réussir. Nous, on n’a pas besoin de se lever. Dans la famille, il y a d’autres qui se sont levés, on laisse ces deux-là mener la bataille (tendance imam Dicko et tendance Haidara). Ils vont se fragiliser. C’est toujours bon d’aller vers une nouvelle ère d’espoir démocratique. Premier ministre de plein pouvoir pour atteindre quel objectif. Qu’est-ce que nous avons à faire avec un Premier ministre de plein pouvoir, si on ne connait pas les mesures de sécurité, les programmes et politiques de stimulation pour atteindre des objectifs que nous avons formulé.
On connait maintenant, on vous a écouté, on nous a analysé même si les bonnes questions n’ont pas été posées par les journalistes. Ils ont les coincé dans ceux qu’ils cherchent, ça montrer le manque d’intégrité de ces gens-là.
En guise de solution, le professeur propose de : « Déplacer le Président de la commission défense car il ne le mérite pas, enlevez Issaka Sidibé de la haute cour de justice et remplacez ceux qui ont démissionné de la cour Constitutionnelle ».
Propos recueillis par Mahamadou YATTARA

Malick Diancoumba

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