mardi 29 septembre 2020
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Cour d’Assises : Accusé de viol sur une mineure de 14 ans tombée enceinte, Bouh Sogoré écope de 5 ans de prison avec sursis

La Cour d’Assises, en son audience du 26 décembre 2017, a eu à statuer sur le sort de Bouh Sogoré, accusé de viol sur la mineure Oumou Sidibé. Agé de 34 ans, l’accusé est né à Bamako, au quartier de Djicoroni-para où il réside au domicile  de son père, Mamadou Sogoré. Il a écopé de 5 ans de prison avec sursis. Il avait été mis en détention depuis le 6 août 2015. L’ordonnance de mise en liberté date du 18 novembre 2015. 

Il ressort de l’arrêt de mise en accusation et de renvoi devant la Cour d’Assises les faits suivants : Courant 2014, à Sikasso, dans le quartier Kaboïla, Bouh Sogoré a fait  la connaissance d’une fille mineure du nom d’Oumou Sidibé, âgée de 14 ans. Ainsi, il noua des relations amoureuses avec cette dernière. Chaque soir, aux environs de 19H, il envoyait un jeune garçon, Cheick Tidiane Diallo, un ami de la fillette, la chercher chez elle pour ensuite entretenir des relations sexuelles avec elle. D’après Cheick Diallo, à chaque fois que Bouh Sogoré l’envoyait chercher Oumou, il lui remettait une somme dérisoire de 1000 francs CFA. Lorsqu’Oumou tomba enceinte, elle désigna Bouh Sogoré comme auteur. Face au refus de Bouh Sogoré de reconnaitre la paternité de la grossesse, le père d’Oumou porta plainte pour acte de viol. Bouh Sogoré nia les faits à l’enquête préliminaire pour après les reconnaitre devant le Juge d’Instruction en affirmant qu’il avait effectivement entretenu à plusieurs reprises des rapports sexuels avec la victime. Aussi, il ressort des pièces du dossier et plus précisément une correspondance en date du 18 août 2015 signée par l’inculpé, Bouh Sogoré, qui fait reconnaissance de la paternité de la grossesse d’Oumou Sidibé. Or, en jurisprudence, le consentement d’un mineur de 14 ans dans l’activité sexuelle n’est pas pris en compte. Donc, Bouh a été accusé d’avoir commis un délit en pratiquant un acte de pénétration sexuel sur la personne d’une mineure  de 14 ans. Considérant que ces faits, prévus et punis par l’Article 226 du Code pénal, sont susceptibles de sanctions criminelles, en plus de l’ensemble des dispositions de l’article 213 du Code des Procédures pénales, au prétoire où l’accusé a reconnu les faits de pénétration sexuelle, mais avec consentement de la victime, le prévenu a écopé 5 ans de prison avec sursis.
Mohamed BELLEM  : LE COMBAT

Rédaction

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