mardi 29 septembre 2020
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Coup d’État consommé : L’après-IBK au centre des inquiétudes

Le président Ibrahim Boubacar Kéita appartient désormais au passé. Il a été renversé mardi soir par un coup d’État porté par l’armée. Depuis, l’armée a mis en place le Comité national pour le Salut Public et dit vouloir mettre en place une « transition politique civile » devant conduire à des élections générales dans un « délai raisonnable ».
Ibrahim Boubacar Keïta, après avoir été contesté dans la rue durant trois (3) mois, a été finalement déposé par son armée qui voulait mettre fin à la contestation populaire face à un régime qui symbolise l’impuissance face aux attaques jihadistes et les violences communautaires.

En effet, au lendemain du renversement du président IBK, l’on a vu la communion et la joie des populations en liesse dans certains quartiers. Un moment où les militaires ont communié avec le public. Cela montre la rupture de confiance avec le régime d’IBK, élu en 2013 et renouvelé en 2018 lors d’une élection très contestée par les Maliens.
Cependant, loin de cette liesse, certains maliens sont dubitatifs et préfèrent garder leur silence sans trop tôt crier victoire dans la mesure où en 2012, après le renversement du Président Amani Toumani Touré, les mêmes scènes ont été vécues dans les rues de Bamako, mais la suite est bien connu de tous les maliens.
C’est pour cette raison que certains ne s’empressent pas à crier victoire au regard de la junte qui est au pouvoir actuellement. Car le Coup d’État de Aya Sanogo, est bien vivace dans les esprits et les populations restent prudentes pour ne plus tomber dans les mêmes travers que 2012 même si les mutins annonce remettre au plus vite le pouvoir aux civiles, il faut voir avant de croire, car le dernier mot du militaire se trouve en réalité dans son arme.
Les Bérets bleus, marron ou verts, vissés sur la tête, qui tiennent le pouvoir aujourd’hui ne rassurent aucun Malien jusqu’à preuve contraire. Car dit-on souvent, le pouvoir saoule.
« Nous, forces patriotiques regroupées au sein du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), avons décidé de prendre nos responsabilités devant le peuple et devant l’Histoire », a déclaré sur la télévision publique ORTM, le porte-parole des militaires, le colonel-major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air. Hier, un président est choisi parmi ces mutins pour prendre les rênes. Il s’agit du Colonel Assimi Goïta.
De toute évidence, le plus dur commence maintenant, car avec la fermeture des frontières de la CEDEAO avec le Mali, la pénurie des produits risque de provoquer dans les jours à venir une forme de contestation.
En plus du colonel-major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air et porte-parole du CNSP, il y a le colonel Malick Diaw, chef de la 3e division militaire de Kati. C’est un des cerveaux du putsch. Sadio Camara est un colonel de l’armée qui revient à peine de Russie, où il était en formation. Le colonel Assimi Goïta en fait partie aussi, il est colonel de l’armée de terre. C’est l’actuel patron des Forces spéciales qui sont au centre du Mali, un homme rigoureux. Et enfin, il y a Modibo Kolé colonel et patron du Groupement de la garde de Mopti. Il s’agit d’un homme de terrain. C’est donc bien un coup d’État d’officiers supérieurs.
Bourama Kéïta

Malick Diancoumba

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