dimanche 13 juin 2021
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Coup de force du 24 mai dernier: La Francophonie suspend à son tour le Mali

Après la CEDEAO puis l’Union Africaine qui ont suspendu le Mali de tous leurs organes et institutions suite au coup de force perpétré contre le président Bah N’Daw et son Premier ministre le 24 mai dernier, c’est au tour de la Francophonie de faire tomber sa sanction. L’organisation a décidé de suspendre le Mali de ses instances comme la CEDEAO et l’UA.

La décision a été prise à suite d’une rencontre extraordinaire du Conseil permanent de l’OIF tenue le jeudi 3 juin 2021 à Paris. Lisez ci-dessous l’intégralité du communiqué issu de ces assises.
«Réuni en session extraordinaire, le Conseil permanent de la Francophonie décide la suspension du Mali
Le Conseil permanent de la Francophonie s’est réuni en session extraordinaire ce 3 juin 2021 à Paris, sous la présidence de la Secrétaire générale Louise Mushikiwabo, pour examiner la situation du Mali suite au coup d’État perpétré le 24 mai dernier contre les autorités légitimes de la transition.
Dans une résolution adoptée à l’unanimité, le CPF a condamné fermement ces événements et décidé, conformément aux dispositions de la Déclaration de Bamako, de suspendre la République du Mali des Instances de la Francophonie, tout en maintenant les programmes de coopération multilatérale francophone, notamment ceux en soutien du processus de rétablissement de l’ordre constitutionnel et démocratique.
Dans cette résolution, le CPF exige des forces de défense et de sécurité maliennes la levée immédiate de toutes les restrictions imposées à tous les acteurs politiques, en particulier l’assignation à résidence des anciens Présidents et Premier ministre.
Le Conseil permanent de la Francophonie demande également la nomination d’un Premier ministre civil et d’un gouvernement inclusif reflétant la diversité sociopolitique du Mali et respectant la législation malienne en matière de représentation des femmes au sein des organes politiques.
Rappelant que les autorités de la Transition, conformément à la Charte de la Transition, ne seront pas éligibles aux prochaines élections, le CPF exige que celles-ci soient organisées au plus tard en mars 2022 dans un cadre concerté qui garantisse leur caractère libre, fiable et transparent.
Enfin, le CPF réitère son soutien aux efforts continus des partenaires internationaux et régionaux, en particulier la CEDEAO, et sa disponibilité à œuvrer à leurs côtés en faveur d’une transition inclusive et apaisée. »
BK LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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