lundi 27 janvier 2020
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Conflits intercommunautaires au Centre : La proposition de Soumaïla Cissé attend toujours

Afin de trouver une solution définitive aux conflits intercommunautaires qui ont lieu au Centre du pays, le Chef de file de l’opposition, l’Honorable Soumaïla Cissé, demande une réunion d’urgence entre les partis de la majorité, de l’opposition et les forces vives de la nation. Si aucune réponse n’a été donnée pour le moment par l’autre camp, les citoyens, quant à eux, souhaitent la tenue rapide de cette réunion pour le retour de la paix et la bonne ténue des élections du 29 juillet.

Depuis plusieurs mois, un conflit sanglant oppose des communautés au Centre du pays. Les Peulhs et les Dogons sont les plus cités. Cette situation a déjà fait de nombreux morts de part et d’autre.

Pour mettre fin à ce cycle attaques-représailles, le Chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé, vient de demander une réunion d’urgence entre les partis de la majorité, de l’opposition et la société civile. Une demande soutenue par son parti politique, l’Union pour la République et la Démocratie (URD).

« Aujourd’hui, il n’y a pratiquement plus d’État au Centre du pays. Pas de Juge ni d’Administration. Dans ces conditions, les populations sont laissées à leur sort », soutient Abdramane Diarra, Président de la jeunesse de l’URD.

Selon Soumaïla Cissé, la solution à cette crise ne réside pas qu’à Bamako, mais aussi à l’intérieur du pays, auprès de ceux-là mêmes qui vivent les affres de ces conflits.

«C’est difficile pour nous, au Centre du pays. Si tu sors, tu ne sais pas si tu vas revenir à cause des mines. Vraiment c’est difficile. Si Soumaïla Cissé a vraiment dit ça, le Gouvernement doit y songer et l’appliquer au plus vite », affirme Maïga Sékou Salah, Habitant de Mopti.

Si la demande du Chef de file de l’opposition n’a pas encore reçu de réponse, les citoyens quant à eux souhaitent vivement la tenue rapide de cette réunion d’urgence.

«Je suis venu de la Guinée Équatoriale.  Je veux aller voir mes parents au Centre du pays ; mais, je ne peux pas à cause de l’insécurité. Ce n’est pas bon. Le problème sécuritaire est, donc, primordial ; car, il est lié à l’économie et  au développement du pays », dit un Malien de la Diaspora.

Rappelons qu’il y a dix jours une centaine de personnes de la Communauté peulh ont fui les violences pour trouver refuge à une dizaine de kilomètres de Bamako.

Mohamed Sangoulé DAGNOKO : le combat

Rédaction

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