lundi 17 janvier 2022
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Colère contre les autorités après l’attaque de Songho: Bandiagara, une ville sans loi depuis hier

 

 

L’attaque de Songho ayant fait une trentaine de victimes est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Les populations de la région de Bandiagara, depuis hier lundi, ont démarré une désobéissance civile pour exprimer aux autorités. Elles dénoncent le laxisme et un laisser-faire de la part des autorités qu’ils ont alertées sur cette situation depuis des semaines.

Cette désobéissance civile vise à dénoncer la détérioration de la situation sécuritaire dans la zone. « Nous, forces vives de la région de Bandiagara, composées des élus, des leaders communautaires et toute la société civile, vu les différentes rencontres tenues et les missions effectuées auprès des plus hautes autorités du Mali pour demander la sécurisation des personnes et de leurs biens, sommes au regret de vous annoncer qu’à partir du lundi 6 décembre 2021, jusqu’à nouvel ordre, la désobéissance civile conformément à l’article 121 de la constitution du 25 février 1992 », a précisé leur communiqué. Très en colère, ces forces vives de la nation demandent la fermeture des services étatiques et non étatiques, excepté les centres de santé, les commerces et les transports jusqu’à la levée du présent communiqué. Il faut rappeler que 33 personnes ont été tuées, le vendredi dernier, par les forces terroristes entre Songho et Bandiagara. Les populations des localités du pays dogon, réclamant depuis des années la sécurisation de l’axe-Sevaré-Bandiagara-Bankass-Koro. Avant le carnage de Songho, une attaque terroriste a fait 04 morts dans la ville de Bandiagara. Près d’une centaine de personnes enlevées entre Bandiagara et Bankass sont toujours en détention.

Selon certaines sources, la population de Songho avait même refusé les dons (20 sacs de mil et une somme de 200 000FCFA) apportés par le gouverneur et sa délégation au lendemain du drame.  Pour eux, le seul besoin de la population actuel, c’est la sécurisation totale de cette route  Rn15. Les autorités de la transition doivent cesser d’exhiber le matériel militaire pour passer aux choses sérieuses.

 

Kevin KODOASSO  LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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