mercredi 13 novembre 2019
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CARBURANT: Hausse du prix de l’essence

 

Le litre de l’essence est passé de 702 à 715 F cfa à Bamako. Les clients ont remarqué cette augmentation depuis le 14 juin 2019. Pour le moment, les raisons de cette augmentation ne sont pas connues.

 

Le prix du carburant a connu de nouveaux changement depuis la fin de la semaine. Pour le moment, aucune communication sérieuse n’a été faite autour de cette mesure. Ainsi, selon la nouvelle tarification, le prix de l’essence à la pompe a augmenté de 13 FCFA,  passant de 702 FCFA à 715 FCFA. Cette situation aura certainement des répercussions sur les autres produits de grande consommation quand on sait que c’est grâce au carburant que leur transport est assuré.

Elle va pousser les propriétaires d’engins notamment les deux roues à se tourner vers les revendeurs anarchiques. Ils sont partout : entre deux maisons d’habitation comme cela se fait de plus en fréquemment à Bamako, devant les portes des habitations, dans les marchés, à côté des écoles. L’installation des petites stations d’essence et des points de vente se fait aujourd’hui en flagrante violation des règles de sécurité, d’hygiène et de santé. Car l’arrêté interministériel n°15-60 du 19 mai 1990 relatif aux règles d’implantation, d’aménagement et d’exploitation des points de vente fixes de carburants est très explicite. Il précise que le point de vente de carburants doit se trouver  à 25 mètres d’une maison et d’une route principale.
Cette réglementation n’est pas respectée dans la pratique et il suffit de se faire parachuter en n’importe quel point de Bamako pour se rendre aussitôt compte de l’anarchie dans laquelle se pratique le commerce des hydrocarbures. Ces dernières années, les stations-service et les points de carburant se sont multipliés par centaines dans la capitale. Selon un recensement de l’Office malien des produits pétroliers (ONAP) de 2013, il y avait 251 stations-service dans la capitale, et les points de vente de carburants se compteraient par plusieurs centaines à Bamako. Ces points de vente présentent un autre décor. À  chaque coin de Bamako, que cela soit au bord des artères principales, dans les rues secondaires, et même devant nos services publics, on trouve ces revendeurs d’hydrocarbures qui s’approvisionnent dans nos stations pour ensuite les livrer aux motocyclistes qui sont souvent en panne d’essence ou d’huile de moteur. Il est vrai que ces petits commerçants d’essence viennent à la rescousse des propriétaires d’engins à deux roues, car ils sont toujours à côté, mais ce carburant  est de quelle qualité ?

Le carburant vendu dans les rues est de mauvaise qualité en raison du processus d’embouteillage du produit. L’essence est  conditionnée dans des bidons et des bouteilles qui ne sont pas propres donc le produit se mélange systématiquement avec la saleté qui s’y trouve.

De ce fait, l’origine de plusieurs cas de dysfonctionnement des engins à deux roues provient du carburant malpropre que leurs gens achètent et mettent dans leurs moteurs.

De même, il arrive qu’aux  alentours de Bamako, les véhicules en fassent souvent recours lorsqu’ils sont en panne de carburant. Or, ces genres d’hydrocarbure sont porteurs de préjudices graves pour les moteurs. Malgré, que ce type d’essence, de gasoil et d’huile soit généralement sale et de mauvaise qualité, ces vendeurs sont toujours sollicités. Cette demande émane du fait que la personne qui va vers eux n’a pas trop le choix parce qu’elle est en panne d’essence et que ces revendeurs sont à proximité, partout, et à tout moment.

Pour certains, c’est presque des secouristes. Car dans des moments de panique où le motocycliste est à sec d’essence sur la route  et parfois dans des zones sans station-service d’essence, ils sont là. Du coup, cette personne ne pense pas à la qualité, tout ce qui l’intéresse c’est de faire démarrer son engin. Ainsi, ils permettent à la personne de continuer son chemin après avoir déversé ce carburant de mauvaise qualité dans le moteur.

En effet, la manière dont ces revendeurs d’essence sont convoités sur les coins des rues de Bamako, doit inciter nos autorités de procéder à des contrôles afin d’exiger de ces détaillants des produits plus propres. Ainsi, ils conquerront  plus de clientèles et éviteront d’endommager les moteurs des engins à deux roues ou des véhicules des particuliers.

La multiplicité des services techniques compétents ne favorise pas le respect de la réglementation. Les petites stations et point de vente, se disent adaptés à la demande.

Mahamadou YATTARA INFO SEPT 

Djibril Coulibaly

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