dimanche 26 septembre 2021
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8 MARS: Oui aux droits des femmes, mais où en est-on avec leurs devoirs?  

Sans être rabat-joie, la journée internationale des droits des femmes célébrée hier 8 mars par les femmes qui a pour thème « Je suis la Génération Egalitaire : Pour les droits des femmes et un futur égalitaire », n’est pas approprié, dans le cas des femmes maliennes, vu le contexte.  À mon avis, les femmes maliennes auraient dû mettre en avant l’éducation de leurs enfants sous le thème « Notre avenir, c’est nos enfants».

 

Lors des manifestations des enseignants, plusieurs personnes ont relié sur les réseaux sociaux des enfants, et en plus des filles qui réclamaient leur retour  à l’école. « Nous commençons à oublier même ce que nous avons déjà appris », exprima une fille de 10 ans en ajoutant que les enfants des autres sont dans des écoles privées». « Les autres enfants étudient et nous, on reste à la maison », dira un garçon de 12 ans. Une autre dira qu’elle a honte pour ce pays.

Comment pouvons-nous réclamer nos droits en oubliant nos devoirs envers nos enfants ? Aberrant non?

L’enfant est un être humain, un adulte en devenir qui compte sur ses parents pour être protéger, car lui seul ne pourra le faire. Et qui est mieux placé ? La mère bien sûre ! La femme, celle qui réclame ses droits en ce jour du 8 mars.  Donc quand les femmes dans le monde réclament leur place en cette journée du 8 mars, mettant en avant la lutte pour leurs droits et notamment pour les inégalités par rapport aux hommes, c’est de bonne guerre. Mais au Mali, nous devrions tout d’abord penser aux droits de nos gamins. Où allons-nous placer leurs droits à eux, s’ils sont confinés à la maison et ne partent pas à l’école?

Il faut reconnaître que toutes les crises que nous traversons aujourd’hui sont des crises de responsabilité. Elles génèrent l’ignorance qui porte le germe de l’injustice, l’obscurantisme et la dépendance sous toutes ses formes. Le droit d’aller à l’école n’est alors qu’une légitimité.  L’enfant par les connaissances apprises recevra ainsi l’inestimable héritage de savoir qui va lui faire gagner sa liberté et sa responsabilité. Plus il apprendra, plus il sera libre. Libre de choisir son métier et son mode de vie, libre de construire son avenir. Seule la connaissance libère ! dira-t-on. Et, c’est le souhait de toute maman à sa progéniture. La seule manière de ne pas être esclave ou tout simplement un mouton qui suit le troupeau.

En tant que musulmane les femmes maliennes peuvent méditer sur ce célèbre hadith dans lequel Abu Hurayra  a rapporté qu’un homme vint trouver l’Envoyé d’Allah et lui dit : « Ô Envoyé d’Allah ! Quelle est la personne qui a plus le droit à ma bienveillante compagnie ? » Il lui répondit :« Ta mère. – Et ensuite ? – Ta mère. – Et ensuite ? – Ta mère. – Et ensuite ? – Ensuite, ton père ». (Al Boukhari). Cela confirme la place si importante qu’occupe une mère.

En somme, la sécurité de nos enfants tient aux choix de leurs mamans. Pensez-y…

Pas d’avenir égalitaire sans l’avenir de nos enfants !

Djibril Coulibaly

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