dimanche 6 décembre 2020
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41e session du CSA : Présence remarquée de toutes les parties, dont neuf femmes

Le Comité de Suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali (CSA) a tenu sa 41e session hier lundi 16 novembre 2020. La cérémonie a été placée sous la haute présidence du Premier ministre, Chef du Gouvernement dans la salle de Conférences de la MINUSMA.

Une session particulière et importante marquée par une présence, autour de la table, de toutes les parties, toutes sensibilités confondues y compris les femmes qui font leur entrée au CSA à travers neuf (9) représentantes. C’est le premier fait marquant de cette session. Y étaient présents neuf (9) ministres du gouvernement et le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies pour le Mali, Chef de la MINUSMA.

Selon le Premier ministre, « cette session est importante puisqu’elle marque la reprise des travaux du CSA après plusieurs mois de suspension dus en grande partie au contexte sociopolitique agité ».

La mise en œuvre de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger (APR) a enregistré quelques lenteurs dans sa mise en œuvre et révélé l’insuffisance de dividendes concrets pour les populations, sur fond de dégradation de la situation sécuritaire, a rappelé Moctar Ouane qui ajoute que « le moment est sans doute venu d’insuffler un nouvel élan au processus de paix ».

La mise en œuvre intelligente et diligente de l’APR, qui en constitue un des piliers, figure en bonne place dans la Feuille de route de la transition adoptée à l’issue des concertations nationales des 10, 11 et 12 septembre 2020 et elle demeurera une priorité pendant la transition.

Pour lui, la durée relativement courte de la Transition (18 mois) exige de faire des choix et de définir des priorités claires dont la mise en œuvre donnera un nouvel élan à l’APR. Il a demandé aux acteurs, leurs engagements sans « faille de toutes les composantes de la nation malienne ». Il a insisté à cet égard, sur l’importance d’inclure tous les segments de la nation malienne à la mise en œuvre de l’accord pour un processus véritablement inclusif, apaisé et plus efficace.

Il a invité les toutes les parties à réfléchir prioritairement aux quatre points suivants dont la mise en œuvre devrait nous permettre de réaliser des avancées qualitatives. Il s’agit de la question de la redynamisation du processus de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR), l’accélération des réformes politiques et institutionnelles (réformes politiques et institutionnelles à travers, notamment, le parachèvement du processus de réorganisation territoriale, l’élaboration et l’adoption d’une nouvelle constitution ainsi que la poursuite du chantier de la régionalisation), soutien aux actions de développement (la situation des écoles qui est particulièrement préoccupante) et enfin la relance du chantier de la réconciliation nationale : il s’agit là d’une priorité stratégique majeure de la Transition.

Il a rendu hommage aux « Forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux forces partenaires pour leur dévouement et leur esprit de sacrifice ».

Bourama Kéïta

Malick Diancoumba

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