lundi 25 septembre 2017
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PRESIDENTIELLE MALIENNE DE 2018 : Tatam Ly en route pour Koulouba

Si les Maliens sont dans leur écrasante majorité déçus par l’actuelle gouvernance, d’autres souhaitent tourner la page de cinq ans de régime IBK. Oumar Tatam Ly incarne à leurs yeux la rupture. L’élection d’Emmanuel Macron, 39 ans, à la présidence de la République française, devrait faire tache d’huile en Afrique où les présidents sont octogénaires, voire nonagénaires.

L’ancien Premier ministre d’Ibrahim Boubacar Kéita a marqué les esprits pendant son court passage à la Primature. C’est pourquoi, aujourd’hui un mouvement, regroupant plusieurs cadres du pays et jeunes soucieux de l’avenir du Mali est en train de voir le jour à Bamako et dans certaines capitales régionales du pays pour réclamer sa candidature.
Ce travail de fourmi d’un jeune n’a autre but que de barrer la route à l’actuel président de la République Ibrahim Boubacar Kéita et à la classe politique malienne en général corrompue et sans vergogne.
L’homme qui souhaite garder l’anonymat pour l’heure est à pied d’œuvre depuis quelques années. Il explique sa motivation à mener ce combat par un certain nombre de constats. « Rien ne plus au Mali depuis qu’IBK a accédé au pouvoir, dit-il. Le taux de chômage augmente de jour en jour. Le diable est devenu invisible à plus forte raison tirer sa queue ».
S’y ajoute, selon notre interlocuteur, la mort de certains secteurs clefs de l’Etat comme l’éducation, la santé. Pour pallier la mauvaise gouvernance, le peuple doit apprendre à renvoyer ses leaders politiques par « un vote sanction ».
« Le peuple doit sortir manifester contre toutes les politiques politiciennes menées par les gouvernements. Il faudrait qu’ils sentent une menace pour changer les choses. C’est donc, pour faire changer les choses avec l’arrivée du jeune intègre Oumar Tatam Ly ».

L’effet Macron ?
L’avènement de Macron en France a permis à beaucoup de cadres africains de voir la politique autrement. Si tout le peuple s’est réuni comme un seul homme pour aller voter IBK en 2013, notre hôte pense que le destin du Mali est dans les mains des Maliens. Il croit en l’adage qui dit que chaque peuple mérite le dirigeant qu’il a. La France a décidé de rompre avec les histoires de gauche et de droite pour mettre à la tête de leur pays un jeune, capable à ses yeux d’apporter le changement.
Tatam, aux yeux du coordonnateur du mouvement en gestation, dispose des qualités nécessaires pour sortir le Mali de l’ornière. « De par son passé à la tête de la Primature au Mali, l’homme s’est distingué par le travail bien fait. Sa haine contre le travail mal fait, la corruption, la mauvaise gestion. Incapable d’absorber toutes les pratiques mafieuses de l’actuel régime, il n’a eu d’autre choix que démissionner le 5 avril 2014 ».
« Au regard des insuffisances et des dysfonctionnements que j’ai relevés dans la marche du gouvernement, qui réduisent grandement sa capacité à relever les défis se présentant à lui, il m’est apparu nécessaire de lui imprimer, au sortir des élections législatives, dans un environnement institutionnel, devenu moins favorable, des évolutions propres à lui conférer davantage de cohésion et à le doter de compétences accrues lui permettant de mettre en œuvre les changements attendus pour vous-même et pour le peuple malien. Je n’ai pas pu vous convaincre de la nécessité des évolutions lors de nos entretiens de 2, 3 et 16 mars ainsi que du 4 avril 2014 ».
C’est avec ces notes qui mettent à nu l’incapacité du président IBK à gérer le problème du pays qu’il a quitté la Primature. Même si certains ont blâmé le Premier ministre en son temps de ne pas pouvoir apporter son expertise au président de la République, des sources proche du président de la République indiquent qu’il est difficile voire impossible de travailler avec IBK.
Il semble que le président pense qu’il sait tout et ramène tout à sa propre personne
On peut affirmer sans risque de tromper que la candidature d’Oumar Tatam Ly est désormais en route. Elle risque de mettre le président IBK en difficulté à la présidentielle de 2018.
Affaire à suivre…
Abdourahmane DOUCOURE LA SIRENE

Djibril Coulibaly

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