samedi 20 janvier 2018
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EAU ET ASSAINISSEMENT : De l’eau potable pour plus 1286 villages

La Coalition nationale de la Campagne internationale pour l’eau potable et l’assainissement (CN-CIEPA) a organisé une conférence de presse le vendredi 29 décembre 2017 dernier, afin de faire la synthèse du Livre Bleu et du rapport TrackFin du Mali. C’était à la Maison du partenariat.

Dans l’objectif de faire l’état de lieux du secteur Wash (eau) au Mali en 2017, la CN-CIEPA a organisé un point de presse afin d’informer l’opinion nationale et internationale sur les avancées et les insuffisances de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous au Mali. Pour la CN-CIEPA, en 2017 au Mali, nombreuses sont nos populations des villes et des campagnes qui continuent de ne pas avoir toujours un accès continu, équitable et abordable aux services d’eau potable, d’hygiène et d’assainissement.

En effet, selon les données de l’annuaire statistique du secteur eau et assainissement publiées en 2017 pour le compte de l’année 2016, seulement 66,9 % au niveau national, 70,6 % en milieu urbain et semi urbain ont accès à l’eau potable contre 65,3 % en milieu rural.

« En 2016, plus de 1286 villages ne disposent toujours pas de points d’eau modernes, soit plus de 5 millions de la population malienne n’ont pas accès à l’eau potable » a expliqué Dounantié Dao, président de la CN-CIEPA. Et d’ajouter que « l’eau est un droit et non un luxe voilà, pourquoi nous voulons que la situation change ».

Aussi pour les acteurs de la Coalition nationale de la campagne internationale pour l’eau potable et l’assainissement, cette situation alarmante s’explique notamment par la faible coordination et le suivi des performances du secteur ; l’insuffisance du financement national et le faible taux d’absorption des financement extérieurs ; la faible déconcentration des financements du niveau central vers celui décentralisé ; la faible maitrise d’ouvrage des services d’eau et d’assainissement par les communes ;la faible responsabilité citoyenne dans la gestion des ouvrages AEPHA.

Pour ces raisons sorties des constants du Livre Bleu et de TrackFin, la CN-CIEPA/WASH suggère aux acteurs du secteur notamment à l’Etat des solutions idoines telles que : Allouer 5% du budget national au secteur de l’Eau et de l’Assainissement conformément à l’engagement pris en 2014 au siège des Nations Unies ; invite les partenaires techniques et financiers au respect strict des principes de la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide publique au développement auxquelles leurs pays ont librement souscrit ; rendre effectif le transfert des compétences et des ressources aux communes en leur assurant la pleine maitrise d’ouvrage des services d’eau et d’assainissement ; aussi promouvoir l’inclusion de toutes les parties prenantes dans la gouvernance du secteur (la société civile, les communautés de base, le secteur privé etc.….)

A.K LA LETTRE DU MALI

Djibril Coulibaly

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