dimanche 30 avril 2017
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Développement industriel : Le ministre Mohamed Ali Ag Ibrahim déjà trahi par son goût de l’argent

Dans ces mêmes colonnes, nous avons eu à exalter les mérites du jeune ministre du développement industriel, Mohamed Ali Ag Ibrahim, alias ‘’Casus’’. Cependant, il se peut que, comme beaucoup d’observateurs, nous ayons été entraînés par l’élan de sympathie médiatique envers ce protégé de Mme le maire de Goudam. Car, il nous serait revenu que ce ministre oscille entre fausse publicité et trafic d’influence. Il n’y aurait rien de mal en cela, s’il s’agissait d’un jeune qui veut se valoriser en cette ère où la communication fait la loi. Cependant, avec lui, on ne perçoit aucun message, aucun projet novateur. Des encens pour le prince du jour et des inaugurations à la pelle, généralement de fabriques de ciment.
Au-delà de ces matraquages médiatiques, le benjamin des ministres (en termes d’âge et du statut de son département) s’essaye maintenant dans le trafic d’influence à l’égard des structures partenaires (comme l’Organisation Patronnale de l’Industrie) ou celles rattachées à son département, notamment l’Agence pour l’aménagement et la gestion des zones industrielles (AZI-SA). Une agence dont la directrice fut relevée, le 8 mars de son poste. Selon des sources bien introduites, elle aurait fait les frais de son opposition au système instauré en règle de gestion par le ministre ‘’Casus’’. Singulièrement son entêtement à ne pas vouloir céder une convention de concession de maîtrise d’ouvrage délégué à une entreprise, désignée par le Ministère du Développement Industriel, sans appel d’offres. Or, il s’avère que le statut de l’AZI même fait d’elle, le maître d’ouvrage délégué de tous ses travaux d’aménagement. Le marché en question, dont le coût d’exécution serait de 6 milliards F CFA constituait le seul atout pour l’AZI pour pouvoir sortir du gouffre dans lequel elle se trouve depuis belle lurette. C’est pourquoi le dernier conseil d’administration, sans hésitation, a balayé d’un revers de main cette manœuvre du ministre.
Comme par réaction, le ministre Mohamed Ali Ag Ibrahim a sorti du tiroir l’Acte Uniforme de l’OHADA pour accabler la directrice de l’AZI-SA, avant de la congédier le jour de la fête internationale des Femmes. Et de nommer comme directeur général par intérim, un ingénieur du nom de Abdoulaye Maïga.
En plus de l’AZI-SA, de nombreuses structures et opérateurs industriels se plaignent de la pression du tenant du portefeuille du Développement Industriel qui aurait troqué sa mission contre celle du développement personnel.

LE SURSAUT

Djibril Coulibaly

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