lundi 21 septembre 2020
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Situation macroéconomique du Mali : «Le PIB passe de 5,8% en 2016 à 5% cette année»

L’information a été donnée par Me Mountaga Tall, Président du parti CNID Faso Yiriwaton, lors de sa traditionnelle présentation de vœux du nouvel an à la presse.

 

Ancien Ministre de l’Enseignement Supérieur puis de la Communication sous l’ère IBK, Me Mountaga Tall, à l’instar de nombreux autres acteurs politiques fouaille  le Régime  en place et son bilan. Dans un article paru en fin 2017, nous avions évoqué du fait que de nombreuses personnalités ayant servi sous le Gouvernement actuel se retournent aujourd’hui contre lui, à quelques encablures de la présidentielle. Nous passions aux cribles les causes de ces changements brusques. Même si Mountaga Tall affirme que son parti est encré dans la majorité présidentielle, son refus de participer au Gouvernement de Soumeylou Boubèye Maïga comme il l’a dit lui même laisse des doutes.

Revenons à la question macroéconomique de notre pays sur laquelle s’est penché Me Tall. Selon lui, le Mali a connu un taux de croissance de son PIB en 2016 de l’ordre de 5,8%. Si ce taux a été félicité par lui, il se dit inquiet de voir qu’au lieu de progresser ce taux a  régressé l’année d’après ; c’est-à-dire, en 2017 pour atteindre 5,3%. «Ces taux de croissance demeurent positifs. Cependant, ils ont une tendance à la baisse et sont exposés en outre à des risques qui tiennent principalement à la fragilité de la situation sur le plan sécuritaire,… ».

Sur ce plan, Me Tall affirme qu’il est attendu pour cette année, 2018, un taux de croissance 5% alors que «le Mali ne peut s’en sortir avec un taux de croissance inférieur à 7% ».

Cette chute du PIB est clairement attribuée selon Me Tall à la situation d’insécurité que vit le Mali et dont les autorités peinent à endiguer depuis deux ans. Il propose que l’on mette fin à ce qu’il a appelé «la comptabilité macabre des Maliens et de ceux venus nous aider ».  Il n’a pas passé sous silence la mort récente de 48 migrants maliens qui tentaient de rejoindre les côtes italiennes à partir de la Lybie. Selon lui, ils étaient en quête de « mieux vivre face à la mal vie qui était leur quotidien ».  Une mal vie qui se traduit, selon lui, par « le panier vide de la ménagère ».

Face à la régression du taux de croissance du PIB, du décompte macabre des Maliens et leurs amis, de la mort en Méditerranée de jeunes maliens et des difficultés de remplir le panier de la ménagère, Me Mountaga Tall appelle à la tenue des élections à « bonne date » et, ce, malgré l’assurance donnée par le Président de la République et son Premier Ministre.

Si ces élections concourront, à son humble avis,  à la stabilité du Mali, elles permettront surtout de soumettre « la Gouvernance en cours à la sanction du Peuple qui aura le dernier mot..».

Mohamed Sangoulé DAGNOKO : LE COMBAT

Rédaction

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