samedi 10 avril 2021
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Sentiment anti-français : ‘’Waati sera’’ battra de nouveau le pavé le 18 août prochain

Un lieu : la devanture de l’Ambassade de France à Bamako ; une cible : la politique française au Mali ; des manifestants : le Mouvement « ON A TOUT COMPRIS-WAATI SERA » ; tel se résume l’affiche du sit-in projeté, sur le 18 août prochain, celui-là même qui fait resserrer l’étau sur la représentation diplomatique française à Bamako.

En effet, chaque jour qui passe maintenant voit évoluer crescendo le sentiment antifrançais, longtemps gardé à l’intérieur des Maliens. De plus en plus des voix s’élèvent pour décrier soit la partialité de la France dans la gestion de la crise du Nord, soit le néo-colonialisme dont ce pays fait preuve à l’endroit du Mali. C’est ainsi qu’après un premier sit-in de contestation, tenu le 3 août dernier, devant le Consulat de l’Ambassade de l’Hexagone par le Mouvement « ON A TOUT COMPRIS-WAATI SERA », et à la suite du grand meeting de dénonciation qu’initie le Mouvement des Sans-Voix du Mali (MSV) pour demain, samedi 12 août, ce sont les premiers qui vont remonter sur scène, le vendredi 18 août prochain.

L’objectif assigné à cette nouvelle sortie est de demander à la représentation française au Mali d’apporter des réponses claires aux questions qui lui avaient été déjà posée au sujet de « l’attitude ambiguë de la France depuis son intervention au Mali en 2013». Le Mouvement «ON A TOUT COMPRIS-WAATI SERA » qui s’estime insatisfait par le communiqué rendu public par l’Ambassade de France à la suite de son premier sit-in, a annoncé le projet de sa deuxième manifestation lors d’une rencontre en dit long sur le menu du 18 août.Il s’agit de ce que tous «les jeunes maliens, issus de toutes les Régions et ethnies du Mali » se réclamant du Mouvement « ON A TOUT COMPRIS-WAATI SERA» reprochent à la France.

«• Lors de la libération de Kidal, la force Serval a empêché aux troupes maliennes de les accompagner comme ce fut le cas à Gao et Tombouctou.

  • Kidal est devenue une zone de non droit interdite à l’Administration malienne et à tous ceux qui ne soufflent pas dans la même trompète que la CMA.
  • A Kidal, devant la France et la MINUSMA, un groupe d’indépendantistes fait flotter un drapeau différent de celui du Mali alors qu’il est, depuis deux ans, signataire de l’Accord pour la paix qui reconnait l’intégrité territoriale du Mali. Ce groupe y célèbre des anniversaires d’indépendance (pendant lesquels le drapeau malien est brulé et piétiné) au vu et au su des forces internationales supposées aider le Mali à recouvrir son intégrité territoriale.
  • Avec tous les moyens logistiques dont disposent l’opération Barkhane et la MINUSMA, nos soldats et populations sautent sur les mines posées par les terroristes tous les jours.
  • La protection des personnes et de leurs biens est clairement définie dans le mandat de la MINUSMA, mais on se pose la question de quelle population s’agit-il ? Car, la réalité sur le terrain nous prouve que les populations sont victimes, en longueur de journée, d’exactions ou de mines.

Qu’est-ce que nous attendons de la France ?

  • Rester strictement dans sa mission initiale de soutien à l’Etat malien et de lutte contre le terrorisme pour le rétablissement de la souveraineté nationale du Mali menacée par les groupes rebelles en connivence avec MOUJAO, AQMI ,ANCARDINE et ALMOURABITOUN.
  • Arrêter de favoriser/protéger un groupe armé au détriment des autres.
  • Arrêter de désarmer certains groupes armés en dehors du processus du DDR.
  • Arrêter immédiatement le système de cantonnement de l’Armée malienne sur son propre territoire.
  • Faciliter la libération immédiate des prisonniers civils et militaires.
  • Clarifier son agenda au Mali.
  • Arrêter de mettre le gouvernement au même niveau que les groupes armés », ont listé ces jeunes dans une déclaration signée par leur porte-parole Adama Ben DIARRA.

Katito WADADA : LE COMBAT

 

Rédaction

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