mardi 18 mai 2021
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RECONSTRUCTION ET RELANCE ECONOMIQUE DU MALI Le projet financé à hauteur de 50 milliards de F CFA fait la revue à mi-parcours de son plan de travail 2016

Depuis 2012, le Mali traverse une crise politico-sécuritaire qui s’est traduite par la destruction des infrastructures publiques et de production ainsi qu’un déplacement massif de populations. Pour la reconstruction et la relance économique du pays, il a été initié un projet dénommé «Projet de reconstruction et de relance économique du Mali» (PRRE). Réunis le weekend dernier à l’Hôtel Massaley, les administrateurs  du Projet ont passé en revue l’exécution à mi-parcours du plan de travail 2016 et du budget y affairant, en vue de faire une appréciation objective des résultats atteints.

 

Financé par un don de 100 millions de dollars américains, soit environ 50 milliards de F CFA de l’Association internationale de développement (IDA) du groupe de la Banque mondiale pour les pays à faible revenu, le projet vise à fournir au gouvernement un mécanisme pour soutenir la reconstruction et la relance de l’économie des zones touchées par la crise. Sa zone d’intervention couvre 149 communes réparties entre les régions de Tombouctou, Gao, Kidal, Mopti, Ségou, Koulikoro et du district de Bamako.

Cette revue, la quatrième du genre était présidée par Mme Sidibé Zamilatou Cissé, secrétaire général du ministère de l’Economie et des Finances. Au cours de travaux, les administrateurs ont pu identifier les faiblesses qui freinent la bonne exécution des activités.

Ainsi, il ressort de la revue que malgré l’insécurité dans sa zone d’intervention, le projet a pu développer des approches participatives axées sur le partenariat avec les collectivités, les communautés et les prestataires locaux. Pour le Comité d’orientation du Projet, ces approches participatives ont permis d’atteindre des résultats appréciables dans l’exécution du plan de travail et du bilan annuel 2016. Des  recommandations ont été émises pour mieux orienter les actions futures afin d’atteindre dans les conditions optimales, les objectifs de développement du projet.

Faut-il le rappeler, la mise en œuvre de la première composante a permis de réhabiliter 516 salles de classe, 37 blocs de latrines et de doter 25 cantines scolaires en vivres ou en kits ustensiles. Il ressort aussi de la revue que des actions sont entreprises pour remettre en état et rendre opérationnel, le Centre de formation professionnelle de Gao et l’Institut de formation de Diré. Dans le secteur de la santé, 2 Centre de Santé de Référence (CS Réf) ont été réhabilités et les travaux de 3 autres ont été lancés alors que plusieurs autres actions dans ce secteur ont été réalisées comme l’équipement et la dotation en médicaments essentiels de 12 CS Réf. Ceux de 201 Centres de Santé Communautaires sont en cours dans les régions de Ségou, Mopti, Tombouctou et Gao. Pour satisfaire les besoins en eau des populations, 30 points d’eau scolaires ont été réhabilités et 42 autres sont en cours. Dans le domaine de l’assainissement, les réalisations ont porté sur le curage du collecteur principal de la ville de Niono sur 7 kilomètres et la construction en pavé de l’un des principaux canaux d’évacuation d’eau de la localité de Diabaly.

Quant à l’appui aux activités agropastorales, il s’est traduit par la distribution de 696 tonnes d’aliments bétail, 3974 caprins, 1920 kits vétérinaires et 706, 4 tonnes d’engrais aux ménages les plus vulnérables des régions de Mopti, Tombouctou et Gao. En plus de ces actions relatives à l’amélioration de l’accès aux services sociaux de base, le projet a conduit des activités visant à améliorer la bonne gouvernance, à travers une démarche participative et inclusive de révision des Plans de développement économique, social et culturel (PDSEC) des communes d’intervention. Ainsi, 13 PDSEC ont été révisés au cours de cette période de revue. Selon le bureau de la coordination du projet, les besoins en investissements des communes seront financés dans les limites de l’enveloppe budgétaire du projet, au cours du semestre et des années à venir. L’ensemble de ces actions a coûté 2, 3 milliards de F CFA.
En termes de perspectives, le projet prévoit, entre autres, la réhabilitation de la gare routière de Gao, la construction du tronçon Tonka-Diré, la réhabilitation des quais de Bamba et Tonka.

Dieudonné Tembely

tembely@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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