dimanche 20 septembre 2020
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QU’EST-CE QUE L’ASTHME ?

L’asthme est dû à une inflammation chronique des bronches. Il se traduit par des crises d’essoufflement avec rétrécissement provisoire du diamètre bronchique, sous l’action de facteurs divers : allergènes (acariens, poils de chat…), effort, pollution… Entre les crises d’asthme, la respiration peut être normale ou bien un certain degré de gêne peut subsister. De gravité variable, la maladie apparaît souvent dans l’enfance.

COMMENT L’ASTHME SE MANIFESTE-T-IL ?

L’asthme se manifeste par des crises d’essoufflement, bien sûr, mais aussi par une sensation d’oppression thoracique, notamment au petit matin, une respiration sifflante, une toux sèche… Néanmoins, certains asthmes sont discrets.

QUELS EXAMENS DEMANDE-T-ON EN CAS DE CRISE D’ASTHME ?

Votre médecin vous interrogera pour savoir si vous êtes allergique (souffrez-vous d’eczéma, de rhinite allergique, de rhume des foins ?) et si le contact avec un allergène dans la vie quotidienne (chat, poussière de maison…) ou au travail (farine…) déclenche les crises car beaucoup d’asthmes ont une composante allergique. Il vous demandera aussi si vous fumez, ce qui aggrave la maladie.
Des examens respiratoires (épreuves fonctionnelles respiratoires) seront réalisés pour mettre en évidence la réactivité excessive de vos bronches, que l’on appelle « hyperréactivité bronchique ». Pour ces tests (qui ont pour nom spirométrie et pléthysmographie), on vous demandera de souffler dans un tuyau. Votre médecin pourra parfois demander une épreuve de provocation bronchique, c’est-à-dire de faire ces tests après vous avoir fait inhaler soit une substance rétrécissant le calibre des bronches soit l’allergène suspecté. Des tests allergologiques cutanés et des dosages sanguins seront pratiqués.

COMMENT TRAITE-T-ON L’ASTHME ?

Il existe deux types de traitement contre l’asthme : de crise et de fond.
Le traitement des crises d’asthme, qui suffit dans les asthmes intermittents, repose sur la prise de médicaments dilatant les bronches en aérosol (appelés médicaments bronchodilatateurs).

Le traitement de fond de l’asthme doit être pris tous les jours dans les autres formes d’asthme pour lutter contre l’inflammation bronchique chronique. Il associe souvent, sous forme d’inhalations, des médicaments corticoïdes à faible dose et des médicaments bronchodilatateurs de longue durée d’action. Dans les formes graves, des médicaments corticoïdes (à base de cortisone) peuvent être administrés en comprimés ; le médecin spécialiste peut aussi recourir à des traitements injectables à base de biothérapies.

Faites-vous aider pour arrêter de fumer, apprendre à surveiller votre respiration (avec le débit expiratoire de pointe), utiliser vos médicaments.

Pratiquez une activité physique, éventuellement, sur avis de votre médecin, en prenant au préalable un traitement bronchodilatateur. Si vous avez un excédent de poids, votre médecin vous conseillera.

Qu’est-ce que le captagon, la drogue des djihadistes ?
Pour pouvoir tuer de sang-froid, les djihadistes de Daech consommeraient une drogue appelée captagon. Quels sont ses effets ? Quels sont les signes qui montrent qu’une personne est sous l’emprise de cette drogue ? Le Pr Jean-Pol Tassin, neurobiologiste à l’Inserm et spécialiste des addictions, nous dit tout sur cette drogue prisée par l’organisation Etat islamique.
Le 26 juin 2015, un homme âgé de 23 ans tue 39 personnes et en blesse 39 autres dans une station balnéaire près de Sousse, en Tunisie. Des témoins affirment que l’homme souriait et riait pendant la tuerie. L’autopsie de Seifeddine Rezgui, abattu juste après son massacre, révèlera qu’il était sous l’emprise de captagon, une drogue qui l’aurait aidé à tuer de sang-froid. Des témoignages recueillis auprès de témoins présents à Paris vendredi 13 novembre 2015 peuvent laisser penser que les terroristes auraient pu être sous l’emprise de cette drogue. Seules des autopsies pourront l’affirmer avec certitude.
Qu’est-ce que le captagon ?
Apparu dans les années 60, le captagon est une forme commercialisée de fénéthylline, substance active constituée d’amphétamine et de théophylline. Les amphétamines (famille qui comprend également l’ecstasy et la méthamphétanime) sont connues pour leurs propriétés dopantes. La théophylline, substance contenue dans certains traitements contre l’asthme, est un alcaloïde comme la caféine, qui agit comme bronchodilatateur. « Mais associée aux amphétamines, la théophylline en augmente les effets », explique le Pr Jean-Pol Tassin.
Sous quelle forme est consommé le captagon ?
La captagon se prend généralement sous forme de pilule dont le prix de vente varie de 5 à 20 dollars américains l’unité (la fabrication ne coûte que 50 centimes). Cette drogue peut aussi être administrée sous forme liquide en intraveineuse.
Comment agit le captagon ?
Au niveau moléculaire, la fénéthylline pénètre dans les neurones et chasse les neurotransmetteurs présents dans les vésicules des synapses : la noradrénalineet la dopamine. La fénéthylline augmente également la libération de glucose.
Quels sont les effets du captagon ?
Le captagon augmente la vigilance, la concentration, accélère le rythme cardiaque et réduit la sensation de fatigue (par la libération de noradrénaline). « C’est une drogue parfaitement adaptée au combat », résume le neurobiologiste. La personne qui en consomme peut se sentir le « roi du monde » car le captagon désinhibe, active les circuits cérébraux de la récompense et du plaisir (par la libération de dopamine) et « permet d’augmenter la libération de glucose, un mécanisme biologique qui donne plus de puissance musculaire sans fournir d’effort ». L’action euphorisante du captagon dure en moyenne entre 60 et 90 minutes. Arrivent ensuite les effets secondaires tels qu’une « fatigue intense, un état dépressif et une psychose ».
Comment reconnaître une personne sous l’emprise du captagon ?
Les traits du visage changent sous l’effet de cette drogue. Des signes peuvent permettre de reconnaître si elle est sous l’emprise de captagon. « La dilatation des pupilles, la crispation des mâchoires et le resserrement des narines sont autant de transformations physiques révélatrices d’une consommation de captagon », selon le neurobiologiste.
Quelles sont les complications éventuelles ?
Une addiction peut s’installer après consommation de captagon, comme pour toutes les drogues. La dopamine libérée en grande quantité stimule le circuit cérébral de la récompense et du plaisir, menant à long terme à l’addiction. Le captagon a aussi été pointé du doigt à cause des complications cardiaques graves qu’il peut entraîner.

Consommé en trop grande quantité, il peut provoquer un arrêt cardiaque.
En effet, le captagon à faible dose a longtemps été prescrit comme traitement contre la narcolepsie et l’hyperactivité car il stimule la production de dopamine et améliore la concentration. Il a été retiré du marché en 1993 et est classé comme « produit stupéfiant » par l’Agence française de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). La fénéthylline est même classée sur la liste des substances stupéfiantes placées sous contrôle international depuis 19864.

Ecrit par:
Annabelle Iglesias et Violaine Badie

Djibril Coulibaly

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