lundi 25 octobre 2021
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Quatre mois de salaires impayés : Les cheminots comptent se faire entendre à nouveau

Le 31 mai dernier, les locaux du Buffer du chemin des fers de Bamako ont abrité une Assemblée Générale extraordinaire des cheminots. L’ordre du jour était d’évoquer l’état des négociations entre leur Comité syndical et les le Gouvernement concernant le processus de revendication des quatre mois d’arriérés de salaires et de prévoir d’autres mesures.

Décidément, le Peuple malien aurait mieux fait de se trouver  un autre système de se faire entendre par ce régime indifférent d’IBK, se faire voir autrement.

En effet, après maintes tractations et des mois de démarches sans suite escomptée, les cheminots sont toujours confinés à la case départ  en ce qui concerne leurs revendications salariales. Ce qui leur a obligé de prendre en otage en mai dernier toutes les routes du centre-ville de la capitale. Ce, en se servant des trains voyageurs  pour barricader toutes les artères principales. Les cheminots sont toujours à pied-œuvre pour leurs droits. C’est pour cette raison que les 495 cheminots, les retraités avec  leurs familles étaient au sein du Buffer de la Gare le vendredi dernier pour apporter leur soutien aux mécaniciens de train qui faisaient l’objet d’une plainte pour avoir barricader les routes avec les trains le 16 mai dernier, et qui fut ensuite annulée par les autorités policières.

Selon le Secrétaire Général du Comité syndical, Mahamane Thienta, le processus de réclamation salariale  serait en bonne voie cette fois-ci : «Le Secrétaire Général du Ministre des Transports nous a affirmé que nous aurons nos quatre mois d’arriérés de salaires courants semaine prochaine. Notre combat ne se limite pas seulement au niveau salarial, nous demandons aussi au Gouvernement de nous outiller pour qu’on fasse renaitre les rails qui ont toujours construit ce pays». Les cheminots du Mali ont tous convenu de guetter cette semaine afin d’opter pour d’autres mesures de pressions si, toutefois, les promesses ne sont pas ténues  cette énième fois par les autorités.

Attendons de voir si pour une première fois le régime d’IBK tiendra sa promesse.

Seydou Konaté : LE COMBAT

Rédaction

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