mercredi 30 septembre 2020
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Prostitution : Site d’orpaillage et zones minières sans loi ni foi

Depuis plusieurs années, les zones minières de notre pays se distinguent par une pratique condamnée par la loi, c’est-à-dire la prostitution. Cette pratique  prend des proportions inquiétantes dans notre pays en général et dans les zones minières en particulier.

En fait, le mariage considéré comme l’union entre deux personnes, il nécessite un quitus religieux ou administratif. Cependant, ce n’est pas le cas dans certaines zones minières (zones d’exploitation industrielle et site d’orpaillage), dans les Régions de Kayes, Sikasso et Koulikoro où la seule règle qui vaille est l’argent, l’argent à tout prix. Car,  pour ces femmes ou du moins toutes ces jeunes filles qui pratiquent ce vieux métier, seuls les pognons comptent.

Elles se rendent sur les sites avec beaucoup d’arguments.  Pour  les unes, c’est pour le commerce ou pour aller travailler (mais le type de travail n’est pas à spécifier). Pour les autres, c’est pour voir des parents ou à la recherche des marchés, etc. En somme, les prétextes  qu’elles avancent avant de partir de leurs familles ne manquent pas.

Awa, une jeune femme mariée à Bamako, au physique imposant et attirant déclare : «J’y ai été pour chercher de l’argent ici, mon mari ne sait pas que je mène cette vie».

Mani,  cette autre jeune dame, élancée et brune, originaire de la IreRégion, nous fait la confidence des circonstances « J’ai été entrainée par une amie qui me dit qu’elle sait comment gagner de l’argent, elle m’invite pour un voyage sur un site d’orpaillage et me dit avec un petit commerce ainsi tu pourras subvenir à tes besoins. Arrivée sur les lieux, la nuit tombée, elle me présente un Monsieur qui, après quelques causeries, me tend un billet de 10.000 francs CFA et ma copine me dit tu voies c’est mieux de rester. Deux jours après, pas d’activités de commerce, mais les , je suis sollicitée par des hommes. Une semaine après, je me suis décidée à me prostituer ; car, ma famille m’a demandé une somme que je n’avais pas. Pour la première nuit, j’ai eu 20.000 francs CFA et depuis je suis une du métier. J’envoie de l’argent à mes parents, mais ils ne se posent pas la question de savoir comment  et où je gagne cet argent ».

Une autre dit avoir fait le voyage avec un homme et du fait qu’elle ne connaissait personne, il l’a proposé de passer la nuit chez lui. Et, depuis, tout le monde pense que nous sommes mariés et nos relations se passent comme dans un couple normal. « Mais, mon mari au village n’est pas au courant de cette situation. Lui, il pense toujours que je suis chez ma copine et cela depuis un an».

Mahamadou Yattara : LE COMBAT

Rédaction

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