mardi 30 novembre 2021
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La grève des magistrats paralyse les cours et tribunaux : Le sylima donne ses explications

Depuis lundi dernier, le Syndicat autonome de la magistrature (SAM) et le Syndicat libre de la magistrature (SYLIMA) observent une grève d’une semaine. Conséquence, les cours et tribunaux sont vides. C’est la paralysie totale à Bamako et à l’intérieur. La grève devra prendre fin le 17 janvier, si les autorités compétentes ne réagissent pas. Face à la situation, le SYLIMA a organisé une conférence de presse à son siège à l’ACI 2000, pour s’expliquer sur les raisons qui motivent cette action syndicale des magistrats de la République. La conférence était animée par Siaka Sirama Coulibaly, Président du SYLIMA, avec à ses côtés le Secrétaire adjoint à l’organisation, Hamady Tamega, Mady Macky Sall, juge au Tribunal de commerce, Amada Michel Diassana et Hamidou Dao, JPCE de Diéma. S’agissant du cahier de doléances, il dira que le SYLIMA avait au total 27 points contre 33 pour le SAM. A ses dires, après les négociations avec la commission de conciliation, les deux regroupements ont retenu en commun six points de revendication, qui restent encore sur la table du Gouvernement. Selon le Président du SYLIMA, depuis 2014, les syndicats ont démarché tous les ministres qui se sont succédé à la tête du département de la justice pour satisfaire leurs doléances. Aux dires de Siaka Sirama Coulibaly, la volonté manifeste du gouvernement de fuir sa responsabilité est aujourd’hui monnaie courante dans tous les secteurs. Les 6 points ayant fait l’objet d’accord entre les parties, suite au préavis de grève du 11 juillet 2016, n’ont jusqu’à ce jour pas connu de début d’exécution. Il a regretté que le rapport, issu du dialogue national institué par le gouvernement lui-même, ait été purement et simplement classé, de façon unilatérale, pour des raisons non portées à la connaissance des Magistrats. «Nous voulons que nos conditions de travail s’améliorent, pour que notre justice soit véritablement un pouvoir indépendant», a-t-il déclaré. Ajoutant «la loi sur la Cour Suprême, aussitôt promulguée après son adoption pour être appliquée immédiatement, est elle aussi en souffrance, par négligence du gouvernement, faute de textes d’application, sans oublier les directives et instructions du Président de la République concernant l’alignement des magistrats de la Cour Suprême sur les membres des institutions comparables, d’une part, et, d’autre part, les correctifs à apporter au décret N°0837/ P-RM du 10 novembre 2014 fixant les taux de certaines primes et indemnités allouées aux fonctionnaires et agents de l’Etat, en vue de la prise en compte des acteurs de la justice. Toutes choses qui sont restées sans effet, en raison d’une fin de non-recevoir opposée par le gouvernement».
INFO SEPT

Djibril Coulibaly

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