samedi 28 novembre 2020
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La CMDT à la 54ème édition du Salon International de l’Agriculture de Paris

« La Compagnie revient de ce salon, très requinquée ayant l’assurance d’avoir mieux vendu ses projets et programmes » dixit M. Cheick Oumar T. Doucouré, DGA de la structure

Du 25 février au 05 mars 2017, le Directeur Général Adjoint de la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT), M. Cheick Oumar Tidiane Doucouré, représentant le PDG, Professeur Baba Berthé, était à la tête d’une forte délégation de la structure pour prendre part à la 54ème édition du salon international de l’Agriculture à Paris qui s’est tenu au parc des expositions, porte de Versailles. Parmi les membres de la délégation du DGA, on peut citer entre autres M. Ishaga Thiam, administrateur général filiale, M. Abdoulaye Yalcouyé, chef service Logistique et Idrissa Coulibaly, chef cellule SES. L’objectif de cette mission à la 54ème édition du SIA de Paris était de promouvoir les exportations des produits agricoles du Mali et d’attirer les investisseurs pour favoriser le développement des agro-industries et l’accompagnement du privé. De retour du SIA de Paris, le DGA de la CMDT, M. Cheick Oumar T. Doucouré s’est confié au journal « InfoSept ».

A l’entame de ses propos, le DGA a fait savoir que le Mali a exposé sur un espace aménagé de 140m2 au Hall 5.2 dans le secteur « agriculture et délices du monde ». Les activités d’animation portaient entre autres sur la présentation des potentielles de production et de transformation du coton et l’organisation d’une journée de promotion des produits agricoles du Mali avec l’animation musicale et un défilé de mode de valorisation du coton malien. Il a poursuivi en disant que le financement de la participation de notre pays à cette 54ème édition du SIA de Paris était assurée par une contribution des partenaires potentiels que sont le ministère en charge de l’Agriculture, la Compagnie Malienne pour le Développement des Textiles (CMDT) et tant d’autres. L’essentiel du budget était consacré à l’acquisition de l’espace, à l’aménagement, à la décoration et à l’équipement du stand afin de donner plus de visibilité au Mali, a ajouté M. Doucouré.
Une rencontre qui a vu la participation de plus de 618 958 visiteurs venus un peu partout du monde pour découvrir et partager la passion de l’agriculture. Au cours de ce rendez-vous international, qui se tient chaque année, le DGA de la CMDT a longuement échangé avec les partenaires du Mali, plusieurs points importants de la vie de cette compagnie et du développement de l’agriculture au Mali ont été abordés. M. Cheick Oumar Tidiane Doucouré et sa délégation ont débattu avec les partenaires des sujets tels que la question des aléas climatiques, le projet de coton irrigué, la redynamisation du parc industriel de la CMDT, la transformation de la fibre et les résultats de la campagne précédente.
Pour le Directeur Général Adjoint de la Compagnie, c’était un honneur et un privilège de prendre part au dernier salon de l’agriculture à Paris. Selon lui, ce salon est un espace d’échanges pour les acteurs du monde rural. Et la CMDT, dit-il, était très intéressée pour accompagner le ministre malien de l’Agriculture, Kassoum Denon à Paris, afin d’exposer et expliquer aux participants et tous les partenaires et investisseurs du monde rural, qui ont eu la chance de visiter le stand du Mali. « Nous avons pu expliquer les grands projets que la CMDT s’est fixée pour l’atteinte des objectifs majeurs, en termes de production agricole, d’industrialisation, de commercialisation et de transformation de l’agriculture. Ce que nous avons pu expliquer aux visiteurs dans le stand du Mali et partager avec l’ensemble des participants, lors de la journée du Mali, qui a eu lieu le dimanche 26 février 2017, entrait en droite ligne de nos besoins sur la gestion de la production pluviale qui souffre aujourd’hui, des aléas climatiques. Les aléas climatiques et le changement climatique pèsent énormément sur le système de coton pluvial. Le système pluvial du coton au Mali, n’arrive pas à franchir les grandes variations du changement climatique ». « Nous avons également échangé et travaillé avec beaucoup de partenaires à Paris pour faire en sorte que nous développions d’autres systèmes de cultures de coton qui souffriront moins des aléas climatiques. A ce niveau, le système que nous avons au Mali, qui est assez indiqué aujourd’hui, est sans doute celui du coton irrigué. Ce système dans le temps, avait été testé en zones offices du Niger. Et il ya eu des difficultés qui n’ont pas permis que le système soit développé par la CMDT. De nos jours, nous osons espérer qu’avec la technologie, le niveau d’équipement et l’évolution scientifique actuelle dont nous disposons que ces problèmes, jadis, posés à ce système au début peuvent être corrigés, remontés ou carrément évacués » a indiqué Cheick Oumar Tidiane Doucouré. Avant d’ajouter que « ceci pourra certainement permettre d’augmenter de la production et de la productivité à travers le coton irrigué. Le Coton irrigué a été le premier élément développé au cours de la journée du Mali, avec les différentes rencontres que nous avons eues en compagnie des chercheurs, investisseurs et partenaires. Nos attentes ont été comblées, parce que beaucoup d’entre eux ont montré leurs intérêts à accompagner la CMDT au regard de nos projets. »
Le second élément à noter à la sortie des travaux, c’est l’agrandissement des outils industriels. Il s’agit des outils de collecte de coton graine, dans les zones de production souvent loin des usines et l’évacuation du coton vers les différents ports. A cela s’ajoute aussi, les outils industriels d’égrainage du coton. Le système dans lequel nous travaillons au Mali, prévoit à ce que l’ensemble de la production cotonnière annuelle soit égrainée pour la même année. Difficilement ou sauf en cas de force majeure, la CMDT n’a jamais laissé le coton trainé au niveau des producteurs. Nous avons toujours ramassé le coton, l’égrainé et l’évacué. Pour continuer sur cette base, nous devons travailler à redynamiser le parc des usines pour que chaque année, la production puisse être totalement traité à souhait. Cela appelle à beaucoup de concentration dans la modernisation et la construction des nouvelles usines et l’achat de nouveaux camions adaptés » a indiqué Doucouré. Ce point a été largement souligné lors des travaux à Paris entre la délégation malienne et les partenaires. A cet effet, les partenaires se sont montrés engager à accompagner le CMDT parmi lesquels, le partenaire historique et stratégique appelé Géo-coton. Pour le DGA, ce partenaire incontournable de la CMDT a reçu toute l’équipe de la délégation malienne, pour une séance de travail. La question de la transformation de la fibre du coton malien a été également abordée. Cette transformation qui ne se porte que sur 2% de la production, puisse connaitre un niveau très suffisant. L’objectif que nous cherchons à travers l’UEMOA, c’est d’aller vers 25% de taux de transformation d’ici 2025. Donc, cela n’est pas possible sans l’accompagnement des investisseurs. « Nous avons profité de ce salon pour entrer en contact avec beaucoup de partenaires, afin de leur expliquer l’intérêt qu’ensemble nous pouvons tous avoir en assurant un taux de production. Au-delà de Géo-coton, nous avons vu d’autres partenaires, qui ont aussi, montré leurs intérêts à relever ce défi. Ce partenariat va permettre de réduire le taux de chômage en créant des emplois, une création de richesse et une augmentation de la valeur ajoutée à la suite de la transformation ». Aux dires du DGA, la CMDT a eu beaucoup de satisfaction à travers des réponses qui leurs ont été données. Ce salon pour la CMDT est un cadre propice pour expliquer les grands projets et de voir comment s’y prendre avec l’accompagnement des investisseurs et partenaires, à travers l’appui de certaines institutions. C’est pourquoi, nous avons eu la chance de travailler avec le CIRADE, une structure française dédiée à la recherche pour le développement agricole. Nous avons travaillé avec eux pour trouver des variétés de coton non seulement pour ce système pluvial mais aussi pour le système coton irrigué. Ainsi, dit-il, de nouvelles variétés pouvant garantir la bonne production du système irrigué.
« Nous avons rencontré l’Agence Française pour le Développement, un ancien partenaire qui nous accompagne dans la réalisation des infrastructures routières et industrielles. La CMDT revient de ce salon, très requinquée ayant l’assurance d’avoir mieux vendu ses projets et programmes ». Par ailleurs, la délégation de la CMDT a partagé avec la diaspora malienne, les résultats de la campagne 2016/2017, environ 650 000 tonnes de coton graine, une production jamais réalisée dans l’histoire de la CMDT. Ce travail a été effectué avec un dispositif de capacité annuelle installée de 575 000 tonnes de coton graine pour la même campagne. Pour Cheick Oumar T. Doucouré, ce résultat est le fruit des efforts de la CMDT a accompagné les paysans dès le démarrage de la campagne. Pour lui, le réseau routier de la zone CMDT a été suffisamment réhabilité pour faciliter le transport du coton. De la production journalière, il a informé la diaspora malienne que de 3000 tonnes par jour, la production a pris de l’ascension pour devenir 5000 tonnes par jour, source du record de la Campagne 2016/2017.
Mamadou Dolo
dolo@journalinfosept.com

Djibril Coulibaly

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