dimanche 27 septembre 2020
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Interdiction de circulation des motos et pick-up : Nara exclu à tort ou à raison ?

Depuis un certain temps, les populations du Cercle de Nara ne dorment que d’un seul œil. Ce, à cause, notamment, du fait que dans la Commune rurale de Guiré où se trouve la fameuse forêt du Ouagadou, de part et d’autre de frontière du Mali avec la Mauritanie, rien n’est rassurant. Dans un passé récent, plusieurs personnes ont  affirmé avoir aperçu des Hommes armés à bord des véhicules équipés et des motos.

Pour rappel, le samedi 9 décembre 2017, le Préfet de Nara, Issoufiana Abdoulaye Maïga a échappé de justesse à un enlèvement ou au pire des mots, d’assassinat. Avant lui, le Commandant de Brigade (CB) de Guiré a été enlevé par des Hommes armés dans la vallée du serpent, connus sous l’appellation locale (Gringalet). Son chauffeur a été tué en mi-octobre 2017.

Le même CB,  en compagnie du Juge de Niono, est apparu récemment dans une vidéo implorant l’aide des plus hautes autorités nationales.

Donc, cette interdiction de circulation jusqu’à nouvel ordre concernant  des pick-up et motos SANILI concerne  les Régions de Ségou (Niono, Tomian et Mancina), Mopti (tous les cercles) et Tombouctou (Niafounké), mais pas Koulikoro (Nara et Banamba), qui sont pourtant des refuges des terroristes chaque fois qu’ils sont traqués dans les Régions du Nord et du Centre du pays.

Selon les autorités militaires, pour mieux faire face à cette situation, surtout au moment où elles s’apprêtent à déclencher une « vaste opération antiterroriste sur le terrain », toute personne qui entrave à cette nouvelle mesure dans ces différentes localités ne sera considérée que comme une « cible militaire ». Et le communiqué précise que les convois humanitaires et autres doivent avoir une autorisation de circuler de la part du Commandant de la zone afin de bénéficier d’une escorte de l’armée malienne. Pourquoi les localités Nara et Banamba ne sont pas concernées ?

Par ailleurs, rappelons que cette décision du 1er février a provoqué l’ire du côté de la Coordination des Mouvements de l’Azawad (CMA), signataire de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale. Pour elle, cette décision impose « un embargo économique à des populations civiles». La CMA rappelle que, dans ces zones où il n’existe aucune route aménagée, les seuls moyens de transport et d’approvisionnement des populations locales en vivres, venant de l’Office du Niger (Région de Ségou) et de la Mauritanie sont ceux visés par cette mesure d’interdiction.

Mahamadou Yattara : LE COMBAT

Rédaction

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