samedi 6 mars 2021
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Insécurité au Centre : Plus 50.000 personnes déplacées à Mopti en 2018, selon Ocha

Le dernier Rapport trimestriel de l’Organisation Humanitaire OCHA indique qu’au titre de l’année 2018 il y a eu plus de 120.000 déplacées internes qui ont été enregistrées au Mali dont plus de 54.000, pour la seule Région de Mopti. Dans ce document, OCHA précise également qu’il y a eu une augmentation de 92% en six mois, toujours dans la même Région de Mopti. La majorité de ces personnes déplacées ont fui les conflits intercommunautaires dans leurs localités et/ou les menaces terroristes. 

L’insécurité dans le Centre du pays du Mali et particulièrement dans la Région de Mopti devient récurrente.

Selon ce Rapport de l’OCHA, à cause du phénomène d’insécurité, le nombre des déplacés internes de la Région de Mopti est passé de 2151 en décembre 2017 à 54.000 en décembre 2018. Plusieurs de ces déplacés qui ont fui les conflits se sont réinstallés dans d’autres communes de la Région. Dans le document, il ressort qu’également  320 personnes venant des Cercles de Bankass et Koro ont été recensées en décembre dans le District de Bamako et dans la Région de Sikasso.

Face aux défis sécuritaires et humanitaires  du pays, le Bureau de Coordination Humanitaire (OCHA) prévoit une nouvelle approche pour venir en aide aux nécessiteux notamment dans les Régions de Gao, Mopti, Tombouctou et Bamako. Dans ce document trimestriel, les Responsables de l’organisation révèlent que ce sont 7,2 millions de personnes qui sont affectées par la crise au Mali. Soit 35% de la population des Régions de Mopti, Tombouctou, Taoudénit, Gao, Ménaka, Kidal et Ségou.

Enfin, le Rapport annonce que, pour l’année 2019, ce sont 3,4 millions de personnes qui auront besoin d’une assistance humanitaire.

Par ailleurs, ce nouveau Rapport trimestriel de l’organisation humanitaire sort à un moment où les conflits inter communautaire ne se font pas rares. Par conséquent, l’insécurité dans la zone prive beaucoup d’enfants d’instruction, ne pouvant ainsi aller à l’école. Pour cause, plusieurs écoles sont fermées dans le Centre du pays.

Adama A. Haïdara : LE COMBAT

Rédaction

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