mardi 5 juillet 2022
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Insécurité au centre de Ségou

La crise sécuritaire au Nord du Mali s’est propagée au centre de la région de Ségou depuis un moment. Au regard de cette situation, l’on se demande qu’attend l’Etat pour équiper les différents services de sécurité de cette zone ?
La multiplication de la crise au Mali et particulièrement au Nord du Mali et au centre de la région de Ségou est une réalité. Pour mettre fin à cette crise, il est impératif de mettre une ceinture de sécurité au centre de Ségou. La sécurité de Bamako dépend de Ségou, le ministre de la sécurité a beau faire une ceinture de sécurité aux alentours de Bamako, la sécurité restera insuffisante si Ségou n’est pas concertée. En français facile, la détermination des forces armée à défendre le territoire n’aura pas d’effet tant qu’il n’y a pas une sécurité digne de ce nom au niveau de la 2ème région militaire du Mali (Ségou). Ville située au centre du pays et à 240 Km de Bamako (capitale du Mali), Ségou est aujourd’hui menacée, car la liberté pour certaines personnes est prise, leurs écoles fermées, pas de marchés hebdomadaires etc.
Lors du passage de notre équipe dans ladite zone, le constat était amer : nous avons remarqué la présence massive des forces de défense malienne avec des équipements signifiants et des facilités de mobilités assez raisonnable dans les cercles de Niono, Macina et même Ségou. Il ressort que, la mission des forces de défense de l’armée ne sera pas accomplie tant qu’il n’ y’a pas une sécurité au centre et alentours des villes. Un officier nous dira, qu’ils ne sont pas chargés de sécuriser les villes mais de les défendre, c’est aux gendarmes et policiers de gérer cette question.
La question qu’on se pose est de savoir pourquoi, les gendarmes et policiers n’arrivent pas à sécuriser cette région en générale et en particulier les cercles menacés ? D’un camp (brigades, escadron, commissariat) de gendarmerie, de police d’une ville et une commune à l’autres, nous constatons qu’ils manquent de tout (de véhicule, des équipements de sécurité digne de ce nom, insuffisances de personnels, les matériels bureautiques erronés etc). Au regard de ce triste constat, l’on se demande pourquoi on les gendarmes et policiers de cette région ne sont pas équipés ? Et pourtant, malgré cela, ils se battent comme ils peuvent pour sécuriser les zones.
A Bamako, même si la sécurité n’est pas à 100%, elle s’est nettement améliorée et cela grâce à l’équipement des commissariats, des gendarmeries en (véhicules et autres). Tout comme Bamako, les brigades de gendarmerie des commissariats de police de la région Ségou doivent aussi être équipées. Dans cette région, il y ‘a plus d’une dizaine (10) de gendarmeries, de commissariat de police qui sont dans un besoin criard. Ils sont obligés de se rabattre sur leur motos, voiture personnelles, des torches de friperie etc.
Une hypothèse pas glorieuse
Les commandants et commissaires de ses zones prêtent souvent les véhicules avec l’Office du Niger pour mener des patrouilles et cette mésaventure continue depuis très longtemps. La hiérarchie militaire est au courant de cette affaire, mais reste muette pourquoi ?
Le ministre de la sécurité et de la protection civile le Général Salif Traoré doit s’impliquer davantage pour résoudre ce problème qui a trop duré. Il a certes, équipé les policiers en dotations individuelles suite à la demande des syndicats. Le ministre doit emboiter le même pas pour les gendarmes et pour l’équipement en mobilité sur le terrain mais aussi des bureautiques (ordinaires, téléphones, connexion internet, scanner, imprimantes, photocopieuses entre autres). Aujourd’hui, les terroristes, les bandits armés, les djihadistes ont opté pour l’utilisation des nouvelles technologies ; le gouvernement la hiérarchie militaire et sécuritaire doivent passer à la vitesse supérieure pour contrer les bandits. En ce 21è siècle, aucune gendarmerie (brigades, escadron) commissariats de police ne doit rester en marge quant à des nouvelles technologies. Il est tant que le ministre de la sécurité s’engage immédiatement pour équiper ses brigades et commissariat de police dont les hommes et femmes sont plus que jamais dévoués malgré leur maigre moyen. .
Diam

Djibril Coulibaly

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