mardi 26 octobre 2021
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Gao : La ville exposée à des conflits intercommunautaires

Le mercredi 28 février 2018, à 19H30, des Hommes armés non identifiés ont ouvert le feu gratuitement. Bilan: deux personnes tuées, dont  l’Adjudant-chef  Abdoul Katia Touré de la Garde nationale, détaché au Tribunal Régional de Gao. 

Le drame s’est produit non loin de la mosquée Koweït, sis au 7equartier (Sosso Koïra) de Gao. Puis c’est une autre personne qui sera blessée et évacuée d’urgence à l’Hôpital régional.

Au 2e  quartier, c’est un  enfant de 10 ans qui sera atteint par une balle perdue.

En réponse, les jeunes sédentaires sont sortis en massivement pour protester ; en brûlant des  pneus, appelant aussi à une marche aujourd’hui vendredi, tout en demandant aux commerçants de fermer leurs magasins.

Nos informations font état du départ des Arabes  et des Touarègues de la ville. Aux crépitements des armes s’ajoute le bruit de sirènes des véhicules de secours. Ce qui est sûr c’est que la situation est tendue entre les Arabes aux Noires dans la cité des ASKIA.

La tension est montée d’un cran dans la ville de Gao suite à la découverte du corps sans vie d’un jeune arabe  à Karibandjan, dans la Commune rurale de Taboye, Cercle de Bourem. En guise représailles, le mercredi 28 février,  des Arabes à bord de cinq motos ont attaqué le village de Barisadji, dans la Commune rurale de Soni Alibert, d’après un notable du village.

Ils ont fait 4 blessés, dont trois femmes, et brûlé plusieurs cases et détruit plusieurs maisons et ont emporté une quantité importante d’objets précieux.

Ces Hommes, pour narguer les forces militaires en place, ont passé un bon moment de la nuit près du village, obligeant les Habitants à aller passer la nuit derrière le fleuve.
C’est à la suite de la mort de deux jeunes Arabes, à 45 km de Gao centre. Les commerçants arabes ont décidé d’organiser une marche pacifique afin de montrer leur mécontentement.

Ils ont marché pour sur le Gouvernorat pour exiger des explications sur ce qui s’est réellement passé.

Au moment où nous mettions cet article sous presse, hier jeudi, la tension était vive.

En tout état de cause, notons qu’il est un devoir de chaque citoyen de Gao de s’investir pour anéantir cette crise intercommunautaire en gestation.

À suivre…!

Mahamadou Yattara : LE COMBAT

Rédaction

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