mardi 30 novembre 2021
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Environnement : Quand le fleuve Niger s’invite au sommet de Lomé

A son retour de Lomé où il a pris part au Sommet Extraordinaire de l’Union Africaine (UA) sur la Sécurité et la sûreté maritimes et le développement qui a abouti à l’adoption de la Charte africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes, le Président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, a levé toute équivoque sur la participation du Mali à une telle rencontre. Notre pays étant un territoire enclavé qui ne doit donc rien à voir avec la sécurité maritime, le Chef de l’Etat malien a justifié sa présence à ce sommet par une plaidoirie en faveur du fleuve Niger.

«Nous nous sommes rendus à Lomé pour prendre part au Sommet extraordinaire de l’Union Africaine sur la sécurité et la sûreté maritimes et le développement. D’aucuns pourraient se demander qu’est ce que le Mali, pays sans accès côtier, pays enclavé, peut avoir à faire ou à dire à une telle occasion ? Nous avons rappelé le passé du Mali, sa situation géographique et hydrologique pour estimer que nous étions en pleine légitimité de cette partie là… Au surplus, nous sommes africains et l’on sait également ce que la loi de la mer dit en la matière : Tout ne se résume pas à être sur le littoral côtier mais de partager un plateau continental. Sur ce point de vue, nous avons tout à fait notre zone économique qui est concernée. A cela s’ajoute le rôle des fleuves dans le développement d’un pays. Le Mali est traversé par deux grands fleuves (le Niger et le Sénégal) dont les capacités, si elles étaient atteintes à un bon débit, pourraient rendre la navigation plus possible et faciliter le développement des Régions du Nord. D’où l’une des raisons du déplacement de Lomé pour attirer une nouvelle fois l’attention sur la nécessité de sauver le fleuve Niger. Le Sommet extraordinaire a été également une bonne occasion pour évoquer la sûreté maritime qui se retrouve à rude épreuve pour mettre fin sinon réduire le criminalité sur les mers notamment le phénomène des piraterie qui met à mal les échanges mondiaux. La Charte de Lomé adoptée et signée par bon nombre de pays pourrait trouver un début de solution contre la criminalité maritime une fois ratifiée », a déclaré le locataire de Koulouba à la presse à l’aéroport Bamako-Sénou.

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