lundi 8 août 2022
Accueil | Société | Encore nos cheminots en deuil : Mohamady Sissoko de la gare de Kita n’est plus

Encore nos cheminots en deuil : Mohamady Sissoko de la gare de Kita n’est plus

Né vers 1950, Mohamady Sissoko, le point focal de la grève de la faim des cheminots du Cercle de Kita n’est plus. Il est décédé, le mardi dernier, tard dans la nuit, et inhumé, hier, mercredi à 16 Heures, à Kita, Région de Kayes. Cela, aux dires de notre source, suite à une maladie qu’il n’a pas pu vaincre «par faute des moyens pour se soigner».

Mohamady Sissokoest désormais le 6e  cheminot à rendre la vie depuis le début de la grève de la faim déclenchée, depuis le mercredi 19 décembre 2018, par les 496 travailleurs du chemin de fer en revendication d’environ  dix (10) mois d’arriérés. La triste nouvelle nous est parvenue hier, mercredi 13 février, juste quelque temps après le décès. «J’ai échangé avec sa femme avant même le décès, précisément  le mardi dernier matin. Et celle-là m’a informé qu’ils ont eu l’instruction médicale de venir faire les soins à Bamako. Mais par faute de moyens, le déplacement n’a pas pu être lieu. Il est ainsi décédé à la maison sans soins. C’est triste et déplorable de le dire. Si nous étions payés, il allait, certes, mourir, mais pas par défaut des soins», a déploré le Secrétaire Général du SYLTRAIL, Mahamane Thiènta, avant de nous préciser que le défunt était connu dans la structure pour sa persévérance et sa ponctualité au travail.

Au moment où nous mettions cette triste information sous presse, d’autres informations nous sont parvenues qu’une marche serait projetée  dans la première Région, Kayes, afin d’exiger au Gouvernement le paiement intégral des arriérés des cheminots et la relance des activités ferroviaires comme promis depuis mai 2015 par LE Président IBK en personne qui  a  annoncé une enveloppe de 4,6 milliards FCFA. Un fonds devant permettre la structure de redémarrer, mais qui se fait toujours attendre.

Qu’Allah accueille l’âme du défunt dans son paradis. Amen !

Seydou Konaté : LE COMBAT

Rédaction

Voir aussi

VIE CHÈRE AU MALI: La population à bout de souffle !

  À Bamako comme à l’intérieur du pays, les prix des denrées de première nécessité …

Laisser un commentaire

Aller à la barre d’outils