vendredi 14 mai 2021
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Embuscade contre un convoi militaire à Tessit: Un drame qui met en doute le succès du dialogue !  

 

Le dialogue avec les groupes terroristes ou djihadistes au centre et au nord a longtemps été un sujet d’actualité pour les autorités du pays. L’embuscade du 15 mars dernier à Tessit contre un convoi de nos famas mettrait-elle en péril le dialogue ?  

D’autant plus que de nombreux Maliens sont sceptiques. De doutes, il y en a un peu partout dans ce pays. Des Maliens désespérément tristes face à la récurrence des attaques terroristes ou djihadistes, des terroristes avec qui nous sommes censés nous assoir sur la même table, discuter, dialoguer, etc. pour en effet, permettre un climat de stabilité et de confiance entre nous, la cessation pure et simple des attaques, par-ci par-là. Mais hélas, qu’est-ce que l’on constate, du pur désespoir, un vrai désespoir dont on serait incapable de qualifier à sa juste valeur. Du haut de ses rangs et intraitable vaillance, nos Fama, nos forces armées de défense et de sécurité ont été une nouvelle fois victime d’attaques barbares, terroristes, extrémistes, etc. l’on ne sait quel nom ? Le bilan est désastreux, pitoyable et très franchement pittoresque pour nos militaires. Car l’on déplore parmi les victimes : « Côté Fama : 33 morts et 14 blessés. Côté ennemi : 20 morts retrouvés sur le terrain. Tous les blessés sont présentement évacués dans les centres de prise en charge spécifiques…, » selon le communiqué du Chef d’État-major des Armées du Mali. Le Chef d’État-major Général des Armées par ce texte a présenté ses sincères condoléances aux familles des victimes et s’est associé à leur douleur ainsi qu’à celle de leurs frères d’armes. Cependant, le dialogue avec les groupes armés terroristes opérant dans notre pays et au sahel ne serait-il pas un pari perdu d’avance ? Car l’État malien ou le peuple du Mali devrait avoir sans doute un sentiment de revanche ou de riposte pour en effet, honorer la mémoire de ces valeureux soldats tombés sous le couvercle de la trahison. Et pourtant, ce dialogue est hautement privilégié par les autorités du pays. Le Premier ministre Moctar Ouane à travers bien sûr le président de la transition, encourage des assises avec les groupes armés terroristes. Cela étant, ils auraient cependant tort, dans la mesure où ces groupes terroristes n’entendent pas arrêter ou ne voudraient pas que cette guerre fratricide se termine. Alors, pour qui ou pour quoi doit-on opter ? Faire la guerre pour imposer la paix ou dialoguer pour obtenir la paix. De notre petite expérience de journaliste, le constat que nous avons se révèle désastreux, car ceux qui ont dialogué pour obtenir la paix ne l’ont pas obtenu, mais ceux qui ont fait la guerre pour imposer la paix l’ont obtenu. Ce n’est pas une incitation à la guerre, mais une interpellation des uns et des autres pour analyser la situation. Des scènes qui durent, et ne finissent pas. « On ne sait où se laver, on ne sait où se sécher ».   

À suivre…  

Moriba DIAWARA  LE COMBAT

 

Djibril Coulibaly

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