jeudi 22 avril 2021
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École malienne vers une année blanche ? : Trois acteurs devant l’Histoire : Ministère Éducation nationale-Syndicats-AEEM

Le Ministre décide d’une retenue de salaire, les syndicats (SNEB) appellent ses militants au non respect du service minimum et l’AEEM se mobilise pour battre le pavé.

Le Ministre de l’Éducation Nationale, Pr. Abinou Témé, dans une lettre circulaire adressée aux Directeurs et Directrices des Académies d’enseignement, en date du 15 février 2019, vient d’instruire fermement de faire appliquer dans toute sa rigueur la loi n°87/AN-RM du 10 aout 1987 relative à l’exercice du Droit de grève notamment en ce qui concerne la retenue sur salaires (Art17). Les mouvements de grève concernés sont ceux  des journées du mercredi 18 au vendredi 21 décembre 2018, des journées du lundi 21 au vendredi 25 janvier 2019, des journées du mercredi 13 au vendredi 15 février 2019, des journées du lundi 18 au vendredi 22 février 2019 et des journées du lundi 25 février au vendredi 1ermars 2019. Cette décision pourrait être ressentie sur les salaires du mois de mars ; car, pour le mois de février, les états de paiement sont déjà finalisés. Les syndicalistes de leur côté, par la voix de leur Secrétaire Général, Amadou Coulibaly, appellent leurs militants et Directeurs d’écoles au non respect du service minimum.

Pour le syndicat, cette décision du Ministre ne contribue pas à l’apaisement de la situation. Ils ont répondu à la décision du Ministre par un autre préavis de grève de 15 jours, allant du lundi 11 au vendredi 15 mars 2019, du lundi 18 au vendredi 22 mars 2019 et du lundi 1eravril  au vendredi 5 avril 2019.

Pour sa part, le syndicat des élèves et étudiants (AEEM) vient de rentrer dans la danse en décrétant une grève de 72 Heures allant d’hier, lundi 25 au mercredi 27 février, dans tous les établissements secondaires fondamentaux et supérieurs du pays. Une sortie renouvelable. L’AEEM informe l’opinion nationale qu’elle entreprendra d’autres actions fortes, si, toutefois, les autorités ne trouvent pas solution à cette crise qui n’a que trop duré. Cette grève aggrave la crise scolaire et multidimensionnelle qui prévaut dans les Régions du  Centre et du Nord et dans l’ensemble du pays. Raison pour laquelle la Commission Nationale des Droits de l’Homme(CNDH) vient d’exprimer, à son tour, sa très vive préoccupation. Cela, vu la gravité des conséquences dues à la fermeture de nombreux établissements scolaires dans le Centre et le Nord du pays. Et elle appelle le Gouvernement et les syndicats à trouver, dans les meilleurs délais, une solution durable aux grèves à répétition dans le strict respect des droits constitutionnels à la grève et à la liberté syndicale. Cette grève dans l’éducation est conduite par la synergie des syndicats signataires du 15 octobre 2016 (SYPESCO, SYNEB, SYNEFCT, SYLDEF, FENAREC, COSES, SNEC)

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Rédaction

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