dimanche 19 septembre 2021
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Dédicace du livre “Château de Cartes’’ de Mirjam Tjassing: Acte SEPT crée un espace de dialogue à travers un café littéraire

Publié aux Pays-Bas, le livre de Mirjam Tjassing, ancienne diplomate des Pays-Bas sur le Mali, intitulé “Château de Cartes’’ a été dédicacé, le week-end dernier au cours d’un café littéraire, organisé par le centre culturel Acte SEPT.

Plusieurs personnalités du monde littéraire et politique ont pris part à ce Café littéraire, dont l’ancien Premier ministre, Moussa Mara, le ministre Mamadou Namory Traoré.

Adama Traoré, président de l’Association culturelle Acte SEPT et président de la fédération des artistes du Mali estime qu’“il faut travailler sur la conception et la création d’un espace de dialogue, ce qui nous manque le plus dans le pays. C’est d’amener les gens à écrire ce qu’ils pensent. Cela permet, en ce moment, de faire des débats francs et de partir sur des preuves tangibles, mais aussi cela permet d’échanger des idées et faire la contradiction’’. Pour lui, “On ne peut pas construire une démocratie si on n’a pas la capacité d’accepter le dialogue, de donner son point de vue et d’accepter qu’il ait critique.’’ C’est le sens visé, en organisant les cafés littéraires et artistiques.

En effet, le livre « Château de Cartes », écrit d’abord en néerlandais puis en français est un aperçu de la situation actuelle du Mali, depuis 2012 à nos jours, d’une diplomate néerlandaise qui venait juste d’arriver au Mali, après la fermeture de l’Ambassade des Pays-Bas au Burkina Faso en 2012.
Dans ses explications, le romancier, Ousmane Diarra explique de manière sommaire ce livre “totalement impartial’’ qui relate “le souhait d’un retour à la source pour revisiter ce qui a fait la force de pays par le passé’’. À l’entendre, ce livre est conseillé à ceux qui aspirent diriger le Mali. Ce livre parle de toute la jeunesse, les femmes.

Pour Ousmane Diarra, ce livre montre les réalités maliennes et interpelle les partenaires et les amis du Mali qui doivent tenir compte de ces réalités pour apporter leurs aides.

Le livre « Château de Cartes » parle également du coup d’État contre le feu Président, Amadou Toumani Touré en 2012 et celui contre l’ancien Premier ministre, Cheick Modibo Diarra.
Pour sa part, l’ancienne diplomate des Pays-Bas en poste au Mali a fait savoir qu’elle avait démissionné de son poste, pour se consacrer à ce livre, pour éviter que l’on porte des jugements autres qu’une femme, amie du Mali qui donne son point de vue. “Château de Cartes, c’est l’effondrement de l’État et non de la nation malienne’’, affirme Mirjam Tjassig. Selon la diplomate, il n’y aura pas de stabilité sans la décision des Maliens de se “mettre ensemble pour construire le Mali ’’

Prenant la parole, l’ancien ministre Mamadou Namory Traoré a fait savoir que “les Maliens sont devant une équation qui, s’ils ne tirent pas les leçons du passé, ne pourront pas mettre fin à la crise actuelle’’.

« Au Mali, on doit apprendre à se départir du bouc émissaire. Tant que nous n’allons pas prendre conscience que nous sommes les premiers responsables de nos problèmes, nous n’allons pas sortir des crises’’, affirme l’ancien Premier ministre, Moussa Mara.

Selon lui, la Transition de 2020 était mal partie dans la mesure où les militaires ont voulu garder le pouvoir et choisir ceux qu’ils veulent alors que la classe politique et la société civile sont divisées par les intérêts. “Les Transitions maliennes ne sont pas justes, neutres, ni impartiales’’, a-t-il conclu.
Toutefois, pour le choix sur le livre publié par Mirjam, selon Adama Traoré, président de l’Association culturelle Acte SEPT, s’explique par le fait qu’elle est une femme qui n’est pas malienne, mais a de l’amour pour le Mali. De plus, elle a accepté prendre des risques, jusqu’à démissionner de son poste de diplomate pour parler de la situation du Mali. Alors qu’en général les diplomates tiennent souvent la langue de bois. “Elle lance un cri de cœur par affection pour le Mali.’’
La seconde raison évoquée par le président, “c’est parce qu’elle est une femme et nous aimerions qu’aujourd’hui, beaucoup de femmes prennent la parole. Il faut créer les espaces où les femmes puissent dire ce qu’elles veulent.’’
Bourama Kéïta LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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