lundi 14 octobre 2019
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Culture : « Farafina Musow » un poème de Mohamed Salia Touré pour magnifier la Femme d’Afrique

 

La grande salle of de l’Hôtel Salam de Bamako a servi de cadre, ce samedi 5 octobre 2019, à la cérémonie officielle de lancement du nouveau poème (Poe) « Farafina Musow » que notre compatriote Mohamed Salia Touré a dédié aux femmes africaines en général et en particulier celles du Mali.

 

Ouf, le jeu en valait la chandelle, pourrait-on dire !

En effet, comme un seul Homme, venus des quatre coins de Bamako et environs, pour témoigner de leur attachement au combat de l’Homme  Salia et manifester, par la même occasion , l’attention et l’affection qu’ils portent à la femme, aux hommes, jeunes et aux vieux, ont pris d’assaut la grande salle of de l’Hôtel Salam, d’une capacité estimée à plus de cinq cents places.

 

Rendons à César ce qui lui revient de droit ! 

Ainsi, si pour l’occasion, la présence de plusieurs personnalités de tous les bords et les moindres se faisait remarquer dans la salle, la palme quant à elle est  revenue, en toute légitimité, à Mesdames Sy Kadiatou Sow, et la Divas de la musique universelle, Oumou Sangaré, toutes deux Marraines de la cérémonie et visiblement assises au présidium, aux côtés de leur fils et frère Salia Touré.

Une fois l’accueil terminé, avant de rentrer dans le vif de la cérémonie, une minute de silence fut observée à la mémoire de nos soldats tombés sur-le-champ de l’honneur à Boulkessy et à Mondoro (Puisse leurs âmes reposer en paix Amina !).

C’est par un défilé représentatif de toutes les Régions du Mali, comme pour montrer l’unicité et la diversité culturelle de notre pays, que le coup d’envoi fut donné sous l’ovation bien nourrie de la salle pleine à craquer.

À l’entame, pour ouvrir la balle des interventions, l’auteur du poème dédié à la femme, Mohamed Salia Touré, puisque c’est de lui qu’il s’agit avec la gorge presque nouée par l’émotion, a souhaité la bienvenue à toute l’assistance et, ensuite, s’est donné à cœur joie aux éloges  comme pour encore et encore magnifier et rendre hommage à nos mères, épouses, sœurs et filles d’ici et d’ailleurs en Afrique.

«Femme d’Afrique, vous-vous levez tôt ;

Vous qui bravez le soleil ardent et la nuit noire ;

Vous qui faites vivre le foyer ;

Vous qui élevez les enfants  et choyez les vieilles personnes ;

Vous qui parlez à l’oreille de l’époux et que vous guidez sur le droit chemin et en toute sagesse ;

Vous n’êtes point esclaves ;

Vous n’êtes pas des laissées-pour-compte.

Gloire à vous ; car, c’est vous qui plantez l’arbre de l’aisance ;

À vous seules appartient le pouvoir ; Sans vous la masculinité ne saurait prospérer ;

Vous êtes au-dessus de l’homme ; Cependant, le Tout Puissant a enjoint à la femme de respecter l’homme, de suivre l’homme ». C’est quelques vers, nous les avons retenus du poème qui a été projeté sur deux grands écrans dans la salle pour vous.

Prenant la parole au nom de toutes les femmes, Mme Sy Kadiatou Sow a tout d’abord remercié Salia d’avoir dédié ce poème à la femme. Et elle a laissé entendre que pour une âme bien née, la valeur n’attend point le nombre des années. Elle a ensuite invité la jeunesse à faire comme lui, d’être dévouée, courageuse, entrepreneuriale, objective et preste à braver toutes sortes d’obstacles pour se frayer un chemin dans ce monde où la compétition se fait de plus en plus rude et déloyale. L’avenir de toute nation appartient à sa jeunesse consciente, éduquée et travailleuse qui est son fer de lance et sa colonne vertébrale. Comme pour paraphraser ce slogan de maitre du Poe, Salia lui-même: «La jeunesse est la chance pour une Nation».

À son tour, Oumou Sangaré, la Diva de la musique malienne, croit quant à elle savoir que Salia vient à travers ce poème confirmer que la femme a de tout temps été au début et à la fin de notre Humanité et que sans elle rien ne saurait se bâtir sur un fondement solide. «Tu viens, à travers ce poème, inviter une fois de plus la femme malienne à doubler d’efforts, à prendre son bâton de pèlerin pour réussir là où les hommes semblent avoir échoué. Alors, sache que nous étions conscientes de cette réalité et sommes plus que jamais réconfortées dans cette thèse et, par conséquent, sommes condamnées à nous unir en bloque pour sauver notre beau pays, le Mali, qui souffre du mal que certaines forces du mal tirent malheureusement profit au détriment du Peuple malien. C’est ici, pour moi, le lieu  d’exhorter tous les Maliens, de l’intérieur et de l’extérieur, à taire nos querelles afin d’arrêter l’hémorragie; car, le pays n’a que trop saigné. Quant à moi, je ne me lasserais jamais de porter haut et fort, à travers le monde, la voix des sans voix, principalement, celles des femmes et des enfants. Je voudrais terminer en remerciant mon frère Salia, pour son sens élevé du devoir et  pour la reconnaissance qu’il porte du fond du cœur à la femme et pour son combat pour la prise de conscience de la jeunesse malienne, bon vent à lui », s’est-elle exprimée, en substance, la Diva de Wassoulou  avant d’entamer «Moussolou», une de ses chansons de son tout premier album, ainsi comme pour donner à la cérémonie ses lettres de noblesse dans la ferveur des grands jours..

À sa suite, plusieurs intervenants masculins ont témoigné de la place et du rôle de la femme dans la consolidation d’une nation, la cohésion sociale, la paix, la solidarité et la prospérité partagée.

Débuté à 16 heures, c’est par un buffet aux environs de 18 heures locale, que tout ce beau monde a regagné leurs domiciles respectifs, dans la joie et l’allégresse, tout en gardant en mémoire que, comme nous le remémore Mohamed Salia Touré, surnommé, désormais, l’Avocat des femmes, la Femme, depuis la nuit des temps, reste et demeure le socle de notre Humanité et que, par conséquent, nous lui devons respect, attention, affection, tendresse et reconnaissance pour tout ce qu’elle vaut !

Tchéwi Adams Konaté LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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