lundi 16 mai 2022
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CRISE MALI-CEDEAO: L’Algérie prend langue avec Assimi Goïta  

 

 

Vu que personne ne se propose comme facilitateur ou médiateur entre le Mali et les dirigeants de la CEDEAO, hier, un émissaire du président algérien, Tebboune, a été reçu en audience par le président de la transition. Il serait porteur d’un message. Ainsi il a  révélé que son pays est prêt pour jouer le facilitateur dans les négociations.                    

L’information a été donnée par la cellule de communication de  la présidence selon laquelle le président de la transition, Assimi Goïta, a accordé une audience à Delmi Boudejema, Président du Comité de suivi de l’Accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du processus d’Alger, également directeur général de l’Agence algérienne pour la coopération internationale.

Il était porteur d’un message du président de la République algérienne démocratique et Populaire. Il arrive peu après, l’annonce du président de la commission de l’UA, Moussa Faki  en mission en  Afrique de l’Ouest suite aux derniers événements qui se sont déroulés dans la sous-région.

Cependant, à sa sortie d’audience, l’émissaire algérien a expliqué qu’il effectue au Mali une visite d’amitié visant surtout à trouver une voie de sortie de crise. « J’ai été porteur d’un message verbal du président Tebboune à son excellence, le président de la transition, chef de l’État. Nous avons essentiellement fait une évaluation. J’ai écouté le président de la transition, chef de l’État, sur  l’évaluation des derniers développements dans la région. Une évaluation qui me paraît extrêmement objective et qui va, peut-être, nous permettre de faire en sorte que ces consultations puissent produire un effet positif sur le Mali, mais sur l’ensemble de la région sahélo-saharienne », a-t-il confié.

Il poursuit que l’Algérie attache beaucoup d’importance à la sécurité, la stabilité, l’unité de ce pays, la préservation de son intégrité territoriale, mais également à l’indépendance de sa décision politique. « Nous avons estimé que le moment est venu, après les sanctions extrêmement dures qui ont été imposées au Mali, de faire en sorte que nous puissions jouer ce rôle de facilitateur qui permet aux frères africains de se retrouver autour d’une table et de dialoguer sereinement sur la meilleure manière d’envisager les problèmes et de les régler », dit-il.

Cette audience a enregistré la présence du ministre malien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale ainsi que celle de l’Ambassadeur de la République algérienne démocratique et populaire au Mali.

Lansine COULIBALY LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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