mercredi 7 décembre 2022
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Coopération Paris-Alger: La France cherche-t-elle à doubler le Mali ?  

 

Si la relation entre Paris et Bamako n’est pas au beau fixe, celle avec Alger l’est autant depuis un certain temps. Des tensions ont existé entre la France et l’Algérie pour des raisons que nous connaissons tous. La France cherche à se reprocher de l’Algérie.  

Le président Macron avait provoqué la colère d’Alger en octobre dernier en accusant le système politico-militaire algérien d’entretenir une rente mémorielle autour de la guerre d’indépendance et de la France, ancienne puissance coloniale, alors que Paris a entrepris des travaux pour tenter de calmer cette question mémorielle. L’interrogation sur l’existence de la nation algérienne avant la colonisation française avait suscité de vives réactions dans la société algérienne. En signe de protestation, l’Algérie avait rappelé son ambassadeur à Paris le 3 octobre et avait interdit le survol de son territoire aux avions militaires français ralliant le Sahel. Pour l’heure, le regret semble immense, côté français, et l’Algérie est restée sur sa position. Pour apaiser les tensions, la France adopte sa politique de dialogue. Pour ce faire, le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, a tenu à appeler le mercredi 8 décembre dernier, à une « relation apaisée » entre les deux pays. Il a effectué une visite dans le pays qui vise sans aucun doute à effacer la tension entre la France et l’Algérie. En faisant cela, Paris chercherait-il à doubler le Mali, surtout avec la bonne relation que notre pays noue avec celle-ci en cette période précise ? « Je souhaite que nos deux pays reprennent ensemble la voie d’une relation apaisée et puissent regarder vers l’avenir. Nous souhaitons que le dialogue que nous relançons puisse conduire à une reprise des échanges politiques entre nos deux gouvernements en 2022, au-delà des blessures du passé que nous devons regarder en face au regard des malentendus qu’il nous revient de dépasser », a souhaité M. Le Drian à la presse, après avoir rencontré le président Abdelmadjid Tebboune ce mercredi-là. « L’Algérie était un partenaire essentiel pour la France sur le plan bilatéral, mais également sur le plan régional. La France et l’Algérie font face ensemble à des défis majeurs dans un environnement régional et international incertain. Nous devons être en mesure de proposer des réponses opérationnelles aux défis que représente le terrorisme dans la région sahélienne, mais aussi l’émigration clandestine ainsi qu’aux enjeux de développement économique. Sur tous ces sujets et parce que nos intérêts sont communs, notre concertation est primordiale et c’était le sens de ma présence aujourd’hui à Alger », a déclaré M. Le Drian qui venait pour tenter de relancer la relation bilatérale après plus de deux mois de crise d’une rare gravité entre les deux pays. Mais ce qui est inquiétant pour nous, c’est que la France ne s’immisce pas dans la relation entre le Mali et l’Algérie.

Moriba DIAWARA LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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