mardi 27 octobre 2020
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ADEMA/PASJ : Entre présenter un candidat à la présidentielle de 2018 et négocier la présidence de l’Assemblée Nationale

C’est demain que le parti africain pour la solidarité et la justice (ADEMA/PASJ) tiendra sa 14e conférence nationale dans la salle des spectacles du Stade Modibo Kéïta de Bamako. La question de candidature à l’élection présidentielle de 2018 sera abordée. Les conférenciers détermineront définitivement s’il faut négocier avec le RPM où désigner un candidat. En cas d’alliance, le parti des Abeilles ont l’intention de proposer la présidence de l’Assemblée Nationale du Mali.

Cette conférence nationale statutaire de l’ADEMA.PASJ est l’heure de tirer une bonne fois au clair la problématique de la candidature du parti à la présidentielle de 2018.  Au-delàs des campagnes ou tapages médiatiques des uns et des autres, des membres du Comité Exécutif (CE) jusqu’aux militants, le sort de l’ADEMA/PASJ pour 2018 se discute demain. C’est l’heure du choix entre «présenter un candidat ou soutenir la candidature du Président IBK  à la Présidentielle de 2018 ». Comme dit l’autre « ça passe ou ça casse ».

En effet, ce 25 mars 2017 est perçu par beaucoup d’observateurs de la scène politique malienne comme le démarrage d’une nouvelle ère à l’ADEMA/PASJ. Ces derniers estiment que c’est l’occasion pour le parti de confirmer sa puissance historique en tant que plus grande force politique du pays à l’époque. Pour cela, la ruche doit opter, sans aucun autre calcul, pour une candidature à l’interne pour 2018. Leur favori n’est autre que Dioncounda, contrairement à Dramane qu’ils trouvent sans conviction qui n’a de penchant qu’aux intérêts personnels. Certaines le disent ouvertement, « qu’il n’est pas un homme de pouvoir ».

A défaut, certains qualifieront de suicide politique. L’Honorable Yaya Sangaré et plusieurs autres Députés élus sous les couleurs de l’ADEMA/PASJ et membres du CE, à l’image d’Abdoul Baki Cissé, le Secrétaire Général de la section de Koulikoro, sont les fervents défenseurs de cette vision. Pour eux, la grandeur d’un parti politique comme l’ADEMA/PASJ se taille à son engagement de présenter un candidat à l’élection présidentielle. « Le parti doit tirer les enseignements des dix dernières années afin d’être décisif sur le sujet de candidature », disent-ils.

De l’autre côté, on opte pour le consensus. Ce sont aussi des cadres du parti, des membres très influents du CE et d’autres militants et sympathisants qui planifient une autre manière de partager le pouvoir en 2018.

Le deal c’est quoi ?

Ces partisans planifieraient de négocier, si ce n’est pas déjà fait, avec le parti au pouvoir, le RPM, dans le cadre des joutes électorales de 2018. Il s’agit, ici, de ne pas présenter un candidat à la présidentielle de 2018 mais de soutenir la candidature d’Ibrahim Boubacar Kéïta  pour sa réélection dès le premier tour.

En contrepartie,  le RPM cédera à son tour  l’Assemblée Nationale à l’ADEMA/PASJ. C’est-à-dire, un Député élu sous les couleurs de la ruche sera le Président de l’Assemblée Nationale après les législatives de 2018.

A notre dernière information, cette option était bien privilégiée par des hauts responsables de l’ADEMA/PASJ, surtout qui sont dans le Gouvernement.  Ce jeu politique, pensent d’autres analystes politiques, favorise mieux l’ADEMA/PASJ. Selon eux, parce que le parti manquerait de cadres valables pour honorer leur position de meilleure force politique nationale lors de la présidentielle. D’après eux, occuper le poste de  Président de l’Assemblée Nationale pour un soutien dès le premier tour à IBK vaut mieux que de jouer au faiseur de roi au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2018.

En tout état de cause, de la conclusion des travaux de la 14e conférence nationale du parti, prévu pour ce samedi 25 mars 2017, faut-il attendre au spectre de 2002. Il va forcément avoir des désistements. Si on se met d’accord sur le choix d’un candidat, les lieutenants d’IBK au sein du CE de la ruche vont aller  dans le sens opposé, en misant sur la défense de leurs intérêts personnels au détriment de l’image du parti. Comme ce fut le cas en 2013.

En revanche, il faut s’attendre aussi à des départs   dans les rangs si on opte pour soutenir IBK.

En tous les cas, l’ADEMA/PASJ est la mère de plusieurs partis politiques du Mali nés après son avènement au pouvoir. A l’ADEMA-PASJ, on n’arrive toujours pas à se remettre sur pied après les grandes tempêtes.

Oumar Diakité

Rédaction

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