jeudi 15 avril 2021
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Conférence d’Entente Nationale : Quand le Gouvernement concède un report à peine voilé

Conférence d’entente nationale, prévue pour la semaine prochaine, ne sont pas de nature à prendre à la légère. Pour des assises qui se veulent une lingerie interne où l’on compte y laver de vieux linges sales pour un renouveau escompté, tous les préparatifs doivent être minutieusement passés au peigne fin. Ce, afin qu’ils soient exempts de toute erreur préjudiciable à l’objectif assigné à la rencontre en question. Tel n’est visiblement pas le cas, d’où les réactions venant des partis poli- tiques de l’opposition et des groupes armés qui n’ont pas voilé leurs soucis vis-à-vis du calendrier établi. Toute chose qui a quelque peu incité les organisateurs à revoir leur copie.

De quelle façon cette copie a-t-elle été revue ? Juste de quoi montrer aux insatisfaits du chronogramme établi du 27 mars au 2 avril, qu’ils ne sont pas insensibles à leurs cris du cœur. Pour preuve, le Gouvernement s’est juste contenté d’élargir la durée de la conférence à plus d’une semaine. Initialement prévue pour s’achever le 2 avril, il va, donc, s’agir d’une conférence marathon dont le lancement est maintenu pour le 27 mars alors que la fin des travaux reste désormais indéterminée. Cette petite ouverture faite par le Gouvernement laisse planer un autre risque sur ces assises, celui de les voir perdurer dans le temps avec tout ce qu’elles peuvent entrainer comme coût supplémentaire et risque d’enlisement dans les verbiages. Il s’agit également d’un recul qui ne prend pas en compte la totalité des préoccupations de ceux qui se sont déclarés contre le format initial. Ce ne sera, certes, plus une «conférence d’entente nationale express» telle que l’opposition malienne l’avait désignée ; mais, l’insuffisance des consultations à la base que dénoncent les contestataires est ignorée.

Tout comme les groupes armés rivaux du Nord, l’opposition a estimé qu’il n’y a pas eu assez de consultations à la base. En d’autres termes, l