lundi 6 décembre 2021
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Cancer du col de l’utérus : «C’est possible de guérir le cancer du col de l’utérus avant que ça n’arrive au stade invasif», explique Dr Sidibé Rosaline Kéïta

Selon les chiffres de l’OMS et du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, le cancer du col de l’utérus tue 1076 femmes chaque année au Mali. La maladie constitue à ce titre une préoccupation de santé publique. C’est pourquoi votre rubrique PAROLE AUX FEMMES s’est intéressée à Dr Sidibé Rosaline Kéïta qui vous parlera ici de l’importance du dépistage du cancer du col de l’utérus.


Les spécialistes expliquent cette situation alarmante par l’absence du dépistage précoce du pathogène. «Le dépistage du cancer du col de l’utérus est un test visuel qui permet de déterminer les cellules précancéreuses cervicales», dit Dr. Sidibé Rosaline Kéïta.

Selon Dr. Kéïta, le cancer du col de l’utérus est une pathologie très grave. Elle serait le deuxième cancer qui touche la population féminine. Mais, c’est une maladie qui, malgré sa gravité, peut être bel et bien guérie si elle est détectée à temps. «Une fois que des cellules cancéreuses sont visibles, une prise en charge est disponible. Et c’est possible de guérir la maladie avant que ça n’arrive au stade invasif », confirme Dr. Rosaline Kéïta.

Ainsi, comme dit plus haut, au Mali le cancer du col de l’utérus tue plus de 1070 femmes par an. Pour renverser cette tendance et permettre à un plus grand nombre de femmes de se faire dépister et traiter à temps, le Gouvernement malien a initié des campagnes d’information, de sensibilisation et de dépistage gratuit depuis 2001.

Mais, force est de constater que, malgré tous ces efforts, le cancer du col de l’utérus continue de faire des victimes.

Le fléau, jusqu’ici considéré comme une maladie des pays développés, constitue aujourd’hui un véritable problème de santé publique pour les Etats en développement.

Selon des sources spécialisées, au Mali, 2144 cas de cancers ont été assemblés dans le registre au cours de la période 1998- 2002 avec une prédominance chez les femmes dont le d’infection est de l’ordre de 33,59% (col de l’utérus) et 23% (col du sein).

Et, toujours selon Dr. Sidibé Rosaline Kéïta, chez les hommes, il y a les cancers du foie (26,6%) suivis des cancers de l’estomac (22,3%). Des chiffres, selon Dr. Rosaline Kéïta, fournis par l’INRSP.

Selon les estimations du Centre international de lutte contre le cancer (GLOBOCAN), le nombre de nouveaux cas de cancers de col attendus au Mali était en 2012 de 1862 cas dont 1565 chez les moins de 65 ans et 297 cas pour les 65 ans et plus. En 2015, l’incidence prévisionnelle était de l’ordre de 1884 cas dont 1542 cas pour les femmes de moins de 65 ans et 342 cas pour les femmes d’âge supérieur ou égal à 65 ans. Conséquence: la létalité par cancer du col passerait de 1261 décès en 2012 à 1297 en 2015.

Pour faire face à cette situation, Dr Sidibé Rosaline Kéïta conseille les femmes à toujours fréquenter les centres de santé pour freiner ces taux de progression et pour ne pas être des victimes de plus.

«Les méthodes de prévention sont de traiter les infections génitales comme les écoulements. Ce sont les infections récidivantes à la longue qui provoquent le cancer de col de l’utérus », conclut Dr Sidibé Rosaline Kéïta.

Adama A. Haïdara: LE COMBAT

COULIBALY

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