vendredi 18 septembre 2020
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Cadre des crises législatives : Des meetings de députés élus boycottés par des jeunes de Sikasso

La fureur des jeunes de Sikasso semble ne pas être apaisée malgré les démarches que le gouvernement a faites dans ce sens où une délégation gouvernementale est allée présenter les condoléances aux familles éplorées. En effet, avant-hier, des meetings de députés ont été empêchés. 

Après, selon eux, la violation de leurs voix exprimées par la Cour constitutionnelle, des jeunes de Sikasso ont manifesté leur mécontentement. Par la suite, il y a eu des heurts entre la population et les forces de l’ordre. Le bilan était lourd. Plusieurs blessés par balles et un mort. Au fil du temps, un mouvement a été créé pour demander la démission du président et ses institutions puisqu’ils ont failli à leur mission. Ce mouvement a donné la voie aux jeunes, de ne plus se laisser faire, c’est-à-dire réclamer leur droit de la façon la plus autorisée. Ainsi les jeunes de Sikasso ont décidé de ne plus écouter leur député élu par la Cour constitutionnelle, qui a été à l’origine de la violation de leur voix. Ces jeunes qui boycottent les meetings des députés sont dans la logique de la démission des membres de la Cour constitutionnelle, ou la réorganisation d’une nouvelle l’élection législative pour les zones où les voix ont été trucs. Dans cette condition comment ces députés vont-ils exercer leur mission qui est de rendre compte à la population ? Très difficile à répondre au regard de ce qui se passe à Sikasso. Aussi, s’agissant de la démission de la présidente de la Cour Constitutionnelle, cette dernière a été claire sur le sujet, elle ne démissionnera pas de son poste tant que son mandat n’arrive pas à échéance. Et c’est le même cas pour le président du perchoir vu qu’il se trouve dans la même situation que des députés dont les jeunes se mobilisent contre leurs meetings dans la cité. En tout cas, le vide est là entre les représentants du peuple et le peuple lui-même. Que faut-il faire ? Suite à une mission de médiation  de la CEDEAO, les médiateurs avaient conclu avec le mouvement du M5-RFP qu’ils seraient d’accord pour la réorganisation des nouvelles l’élection dans les circonscriptions où les voix ont été violées. Mais jusqu’à preuve du contraire ,rien de cela n’a été fait.  À Sikasso en passant par Kita jusqu’à la commune V du District de Bamako, une question de la représentativité se pose entre la population et certains élus. Et personne ne sait si une nouvelle élection aura lieu ou pas.
Lansine Coulibaly

Malick Diancoumba

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