vendredi 7 mai 2021
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Attaque de Nampala : Quand le bilan sert de fonds de commerce aux djihadistes

Alors que le Gouvernement faisait état de 17 militaires maliens morts et 35 autres blessés dans l’attaque perpétrée le 19 juillet dernier contre le camp militaire de Nampala, au centre du pays, les présumés auteurs de l’attaque sont montés au créneau pour narguer en essayant de remuer du couteau dans la plaie. Ils parlent plutôt de 20 militaires tués et 4 pertes enregistrées dans leurs rangs; histoire de décrédibiliser le Gouvernement malien aux yeux de l’opinion nationale et internationale.

 

Vingt militaires maliens et cinq djihadistes sont morts dans l’attaque de Nampala. Tel est le bilan livré, jeudi dernier, par le groupe djihadiste Ançar dine, via son canal de communication de prédilection, le site mauritanien Alakhbar. En effet, dans un communiqué publié par ce site, le groupe a affirmé avoir pris cinq véhicules, des armes (5 PK, 5 dshk 12.7 mm et 40 kalachnikovs) et une quantité de minutions du camp de Nampala qu’il a ensuite incendié. Cette moisson, ajoutée aux pertes en vies humaines infligées aux FAMA, laisse entrevoir un grand fossé la séparant du bilan déclaré officiellement par les autorités de notre pays. Elle confirme également que les assaillants étaient en surnombre et ont ainsi submergé les FAMA. Pour autant, ces derniers se sont bien défendus et ont même contenu l’assaut dans un premier temps. Mais, le facteur effectifs a fini par jouer en leur défaveur.

En rappel, le mardi 19 juillet, une attaque a eu lieu contre le camp de l’armée malienne de Nampala, situé près de la frontière avec la Mauritanie. Des habitants du village mauritanien de Fassala, sur la frontière, ont entendu des tirs et des explosions le jour même.
Le groupe Ançar dine, dirigé par Iyad Ag Aly, a revendiqué l’attaque de Nampala au nom de sa banche peulh, Macina.
Un peu plus tôt un autre groupe peulh avait revendiqué l’attaque. Il s’agit de l’Alliance pour la sauvegarde de l’identité peulh et la restauration de la justice (ASIPRJ).

Katito WADADA LE COMBAT

Djibril Coulibaly

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