lundi 6 décembre 2021
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A la FAST : Les Etudiants régionaux sont victimes de la centralisation des universités publiques à Bamako !

Au campus de la FAST à Badalabougou, les Etudiants régionaux évoquent journellement leurs difficultés.

Le campus de la FAST, un bâtiment de quatre niveaux, avec deux cantines scolaires et une mosquée aménagée par les Etudiants eux-mêmes dans la grande cour sans oublier les gargotes communément appelées «Guantanamo», contigües aux enceintes de la cité universitaire.

Cependant, aux dires de certains Etudiants, l’accès au campus se rend possible par l’inscription au niveau du CENOU avec 10.000 francs CFA comme frais. Après les inscriptions, les listes du CENOU comportent beaucoup d’omissions. Et les victimes de ces omissions sont contraintes de consulter les éléments de l’AEEM qui, à leur tour, profitent de cette occasion pour s’emparer des 20.000 francs CFA par inscription au lieu de 10.000 par Etudiant.

Côté nourriture, les cantines sont presque abandonnées ; et beaucoup d’Etudiants préfèrent préparer eux-mêmes leurs plats. « Car, cela s’avère plus économique », explique Djibril Traoré, un Etudiant en Géographie, venant de la Région de Sikasso.

Quant aux bourses et trousseaux, les Etudiants se disent déçus. Car, bourses tombent toujours à trois mois après la rentrée universitaire. Ce qui oblige beaucoup d’Etudiants régionaux de pratiquer d’autres métiers tels que le gardiennage, la maçonnerie et nettoyage dans l’ozone pouvoir vivre, s’il s’agit des garçons. Et quant aux jeunes filles, c’est généralement dans les hôtels pour être serveuses des plats pour celles qui ne se livrent pas à la pratique du plus vieux métier du monde.

Par rapport aux moyens de déplacement, les Bus CENOU ne sont plus aux rendez-vous ; car, leur parc devient de plus maigre. Donc, les Etudiants prennent des SOTRAMA ou marchent à pied pour aller suivre les cours.

Autre problème très préoccupant, selon Alain Kéïta, Etudiant dans une université privée de la place, est le fait que, cette année, bien avant la fin des examens, les dirigeants de l’AEEM, avec la complicité implicite de certains membres des services compétents du CENOU, ont procéder illégalement à la fermeture des blocs abritant les 3e et 4e étages du campus universitaire..

Au plan sanitaire, le bloc réservé aux services de santé ne répond plus ni aux besoins de l’OMS ni aux besoins élémentaires des Etudiants. Les Médecins se contentent des simples actes de présence sur les lieux en faisant quelques consultations de forme.

Au plan sécuritaire, au cours de ces derniers mois, il y a la présence au campus de quelques agents de sécurité.

Concernant les réseaux sociaux et les conditions l’hygiéniques au sein des campus universitaires, force est d’admettre que le Mali est en plein retard par rapport à presque tous les autres pays de la Sous-région.

Le Fouineur

COULIBALY

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