mardi 30 novembre 2021
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2e Mandat du Bureau du Conseil national de la société civile du Mali : Au-delà d’un bilan satisfaisant, des défis majeurs à relever !

Les organisations de la société civile du Mali saisissent de la 2e Assemblée Générale ordinaire du Conseil national de la société civile (CNSC) afin de mesurer ensemble le chemin parcouru depuis 2008 et de recenser les défis à relever pour définir de nouvelles orientations et perspectives. Après avoir noté de très bons succès enregistrés, le Bureau sortant évoque, en revanche, des défis majeurs à relever.

Depuis hier, mercredi 21 décembre, au mémorial Modibo Kéïta de Bamako, en Commune III, le  Conseil national de la société civile du Mali (CNSC) tient sa deuxième Assemblée Générale ordinaire de deux jours. Le Représentant du Ministre de l’Administration et des Réformes Territoriales, Kissima Tandjigora, a présidé la cérémonie d’ouverture officielle des travaux avec ses côtés le Président sortant du CNSC, Bouréima Allaye Touré. A l’ordre du jour, il était prévu, entre autres, de procéder au  renouvellement du Bureau Exécutif du Conseil national de la société civile du Mali. Bouréima Allaye Touré est candidat à sa propre succession. Pour ce faire, il a fait le point des actions menées par rapport aux axes définis par l’Assemblée Générale de mars 2008.

De très bon succès enregistrés !

Faut-il noter que le CNSC a pour  but initial de contribuer au renforcement des capacités de la société civile malienne afin de la rendre plus apte à agir sur le cours des politiques et stratégies de développement économique, social et culturel du pays. Il s’agit d’apporter des points de vue et de défendre des positions dans l’unique intérêt des citoyens. Du coup, il s’agit de servir d’acteur  clé dans la gestion des grands dossiers, dans la résolution des grands problèmes de développement du Mali au lieu de demeurer dans son rôle de spectateur d’antan.

Selon le Président sortant,  malgré toutes les difficultés,  aujourd’hui, de l’avis général, l’organisation a acquis une visibilité satisfaisante tant au Mali que dans la Sous-région. Elle jouit de la confiance de la majorité des populations, des organisations de la société civile, de l’Etat et des partenaires techniques et financiers.

«Si on me demandait de donner une appréciation globale du chemin parcouru, je répondrais  sans hésitation que la société civile malienne a enregistré de très bons progrès ; surtout pendant la période de la transition», déclare  Bouréima Allaye Touré.

Ces succès sont dus, continua-t-il, en particulier, à la maturité qui a prévalu au niveau des membres et des non membres du CNSC. «Chacun a su taire à des moments cruciaux les dissensions pour agir ensemble dans la mise en œuvre de nos programmes d’accompagnement de la lutte contre la pauvreté et de participation active à la transition politique. Mais également dans le processus de sortie de crise que le  pays traverse ces dernières années », détaille le Président sortant du Conseil national de la société civile du Mali.

Des défis à relever

De 2003 à nos jours, rappellera Bouréima Allaye Touré,  la société civile malienne a beaucoup évolué dans sa diversité, sa structuration et sa philosophie. De plus, il existe un environnement beaucoup plus favorable à ses organisations. Cependant, insistera-t-il, de nombreux défis se posent au Conseil. Il s’agirait, entre autres,  de savoir comment créer un cadre de société civile capable de s’appuyer sur cette multiplicité pour jouer un rôle d’acteur stratégique du développement social, économique, politique et culturel du pays face au pouvoir exécutifs ; aux décideurs politiques ; au pouvoir  judiciaire, au pouvoir législatif et au secteur privé . Comment se positionner par rapport aux autres acteurs dont ses propres membres, pour  que des organisations de la société civile d’envergure nationale ou internationale se reconnaissent en lui et acceptent de se reléguer au second plan sur des sujets qui, parfois, constituent leurs raisons d’être ? Comment construire un système de veille propre à la société civile pour suivre la mise en œuvre des politiques économiques, sociales et culturelles du pays ?

Pour le Représentant du Ministre de l’Administration,  Kissima Tandjigora, le renforcement des capacités de la société civile est une préoccupation majeure du gouvernement de la République du Mali. «Cette préoccupation est soutenue par la mise en œuvre du Centre d’Etudes et de Renforcement des Capacités d’Analyse et de Plaidoyer (CERCAP) et le Programme d’Appui aux Organisations de la Société Civile (PAOSC) I et II », note Kissima Tandjigora.

Oumar Diakité : LE COMBAT

COULIBALY

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