mercredi 19 décembre 2018
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Une ne grève pas comme les autres sur la route de Gao : Un Hippopotame à la rescousse des manifestants

Compte tenu de la gravité de l’état de la route, l’association des femmes et jeunes de Gao ont déclenché une série de grèves et de manifestations inédites pour bloquer toutes les voies de sortie et d’entrée de la ville Gao depuis le 27 octobre dernier.

 

A Gao, les habitants de la ville veulent une route qui les relie au reste du Mali. Car, c’est dangereux qu’il n’y a pas de route et pas d’accès dans la Région. L’association des femmes et des jeunes du chef-lieu régional est sortie massivement, le jeudi 27 octobre dernier, pour manifester contre l’état délabré de leur route. Ils ont bloqué les deux voies principales ; c’est-à-dire les sortie et entrées de la ville de Gao. Il s’agit du rond-point de Wabaria qui mène vers l’aéroport, les camps militaires des FAMA et celui des forces « Serval » et, de l’autre côté du pont de Wabaria, l’axe qui mène vers Sévaré (Région de Mopti). Les femmes avaient la charge de bloquer la voie menant à Ansongo, vers l’aéroport et aux différents camps militaires ; les jeunes aussi se chargent de celle qui mène à Sévaré.

Selon nos informations, la grande cause de cette grève n’est autre que l’état impraticable du trajet Gao-Sévaré. Cependant, en voyageant sur la route Bamako-Gao, c’est une chance pour ceux qui arrivent a Douanzan et Sévaré dans un délai de trois jours, sinon c’est de 7 à 10 jours au bas mot, avant d’arriver à la destination.

«Les passagers voyagent dans toutes les mauvaises conditions, alors que l’argent pour la construction de la route est là pendant combien d’années. Mais le travail ne se fait pas. Pourquoi donc ? On est fatigué et les transporteurs aussi, les véhicules sont garés, les camions sont toujours en panne suite au mauvais état de cette route », scandent les manifestants. Et d’ajouter : « les populations y souffrent beaucoup ; car, il n y a plus de goudron ni a l’intérieur de la ville de Gao, ni vers l’accès sur Bamako. Aujourd’hui, voyager de Gao ou à Gao est source de toutes sortes d’d’inquiétudes. Or, autres fois, on voyageait chaque jour avec l’esprit tranquille».

Selon, Aliou Sagaya Maïga, c’est tout le monde qui se donne la main pour lutter ensemble contre cette situation.

Aux dires de notre interlocuteur, Aliou Sagaya Maïga, il n’aura pas d’abord ni de sortie ni de rentrée. Cela juste pour montrer le mécontentement des populations de Gao. Ce, avant de nous confier cette révélation: «Dieu merci, une nuit même nous avons trouvé un Hippopotame qui avait barré la route. C’est au beau milieu du pont de Wabaria. Et, cela jusqu’au petit matin. Donc, on peut dire que c’est un signe révélateur que le Bon Dieu même est avec nous et qu’il est venu nous apporter son soutien».

Zénébou Maïga: LE COMBAT

COULIBALY

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