lundi 23 octobre 2017
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Commission Vérité Justice et Réconciliation A l’antenne de Bamako, les choses évoluent par étapes

«Nous sommes confrontés à deux problèmes à savoir, les gens pensent que ce sont seules les victimes qui doivent faire des dépositions ; or, les parents doivent le faire aussi. Ensuite, les victimes qui venaient pensaient que c’était pour prendre des dons et ceux qui déposent des plaintes venaient depuis 3 heures du matin alors que le travail commence à 7 h 30», dixit Mme Diop Djénèba Mariko, Chef d’antenne du District de Bamako.

Le Président de la CVJR, Oumarou Sidibé, après avoir fait le tour des Bureaux flambant neufs, et prêté une oreille attentive aux déposants présents, a profité de cette visite dans l’antenne de Bamako pour lancer l’information à l’intention de toutes les victimes de l’ouverture des antennes régionales et du démarrage effectif des prises en charge des dépositions depuis les 3 janvier 2017. Il a, ensuite, précisé qu’à ce jour plus de 1000 dépositions ont été enregistrées au niveau des antennes de la CVJR. A ce propos, il révèle que Bamako est en tête avec 390 dépositions dont celles de 97 femmes. Et viennent ensuite l’antenne de Ségou avec 319 cas et celles de Tombouctou et de Mopti avec, respectivement, 170 et 195 dépositions. On compte environ 200 femmes ayant fait leurs dépositions sur l’ensemble des antennes régionales dont 48 femmes à Tombouctou et 97 femmes à Bamako. L’affluence était timide au départ. Mais, elle s’accroit de jour en jour.

Selon le Président, Oumarou Sidibé, on espère enregistrer encore un millier d’ici à la fin de ce mois de févier 2017. La Commission Vérité, Justice et Réconciliation a pris les dispositions appropriées pour préserver le caractère de neutralité, de confidentialité et de sécurité lors des prises de dépositions des victimes dans ses antennes régionales. Le personnel des antennes régionales est sur place pour accueillir, orienter et assister les victimes qui se présentent à lui. La CVJR considère, dans le cadre de ses enquêtes, comme violations graves des Droits de l’Homme : les cas de meurtres et exécutions arbitraires ;d’arrestation ou de détentions arbitraires ; d’enlèvements et de séquestrations  ; d’enrôlement forcé et tentatives d’enrôlement ; de viol et autres violences sexuelles ; de pillages, vol et destruction des propriétés ; de disparitions forcés ; de tortures et autres traitements cruels, inhumains ou dégradant ; de destructions de patrimoines culturels et biens et/ou édifices publics.

La commission vérité, justice et Réconciliation invite, par conséquence, toutes les victimes des crises politico-sécuritaires de 1960 à nos jours, y compris les déplacés et les réfugiés, à venir faire leurs dépositions au niveau de l’antenne régionale la plus accessible ou plus proche de soi. L’antenne régionale de Bamako couvre la capitale et environnants plus les Régions de Kayes et Koulikoro. Celle de Ségou couvre les Régions de Ségou et Sikasso. Celle de Mopti couvre la Région de Mopti. Celle de Tombouctou couvre les Régions de Tombouctou et Taoudéni. Celle de Gao couvre les Régions de Gao et Ménaka. E, en fin, celle de Kidal, la Région de Kidal.

Quant à Mohamed Ag Egleze, Chef d’antenne du Bureau CVJR de Kidal, il reste serein ; car, selon lui, on attend le retour de l’Etat à Kidal pour démarrer les travaux de dépositions.

Abdoulaye Faman Coulibaly : LE COMBAT

COULIBALY

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